"Et ça continue, encore et encore, c'est que le début, d'accord, d'accord..."
Le vernissage bat son plein, moi j'ai mal aux pieds et j'ai faim. Trinity et moi avons fini de faire le tour de tout ce qui nous intéressait. On dit "au revoir" et zip, le restau d'en face nous
paraît tout approprié, un restau indien, nous aimons toutes les deux la nourriture indienne, ça tombe bien.
La nourriture y fût excellente, mais tout de même, deux détails m'ont gênée. Les serveurs étaient très gentils, certes, mais ils avaient une tête de blasés. Les affaires ne marchaient sûrement pas
assez à leur goût.
Mais le détail qui m'a tuée, le voici : Malencontreusement, je prends une cuillère de sauce à l'aubergine, et pouf, je la fais tomber à terre. Et je vois la cuillère au sol et toute la nourriture
qui a fait "splash", tout près de mes pieds et de ma sacoche. J'appelle un serveur (en plus, à part nous deux, il n'y avait qu'une table occupée par quatre jeunes, donc ils n'étaient pas débordés)
pour qu'il vienne constater les dégâts, et dans ma tête, nettoyer.. Que nenni !!! "Laissez, laissez, on s'en occupera plus tard". A ben mince alors ! je vais être obligée de manger en faisant
attention de ne pas mettre les pieds dans le "splash" et qui plus est, de sortir de table de l'autre côté. "Ma bonne étoile" étant toujours là et ma bonne humeur aussi, j'ai laissé pisser.. mais
tout de même, celà ne me donne pas envie de revenir dans ce restau, au cas où..
Il se fait tard, Trinity et moi rentrons à l'hôtel. Mmmmum, que c'est bon ! Trinity trouve que la couette est vraiment trop chouette. Moi je l'ai retirée car je la trouve trop chaude. Ben voui,
hein, nous avons des lits jumeaux... Bref, nous nous endormons et nous réveillons pratiquement en même temps et zou, allons dans la salle du petit dèj. Et vas-y que nous faisons le plein pour la
journée.Ben oui, hein, si c'est compris dans le prix, on ne va pas se gêner ! Et puis on a de route à faire....
C'est là que nous entamons notre trip "nostalgie". Avec Germaine, le GPS... Alors pendant qu'elle cause (Germaine pas Trinity..), moi à travers la fenêtre, je shoote...
Le pont Alexandre III là où décédée Lady Di, mais de l'autre côté...
Toujours aussi belle et futuriste notre "dame de fer"...
Perçant les nuages...
"Germaine" dit de tourner à gauche, ça tombe bien, c'est par là que nous voulons aller, merci Germaine.
Je rêve ou quoi ? Je suis à Paris ?
Faut croire que oui.
Bon, Germaine, on est où ? Et bien on rentre par Issy.
Cela me rappelle une anecdote de quand j'étais gamine.
La chanson de Guy Béart. "Les loups". Je ne comprenais pas à l'époque de quoi il parlait, alors quand il disait "Soit par Issy soit par Ivry...", moi j'entendais "soit par ici soit par Ivry", alors
je me demandais pourquoi Ivry plutôt que par là-bas... ce qui revient, finalement, à la même chose puisque les loups sont entrés dans Paris....
Et nous arrivons sans encombre à Clamart, jusqu'à la maison de feue ma mère.
QUEL CHOC !!!
Vendredi 3 juillet 2009
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Nous y voilà !
Auparavant, Trinity et moi nous étions mises d'accord pour apporter des fleurs. Michel ne supportant pas de se voir en photos m'a suppliée ne ne pas le publier, sauf celles où il est avec "Elie",
un de ses modèles et où il a les fleurs en mains, mais qu'on ne voit pas trop, ce dont acte.
"Elie" est un de ses modèles, très diffile à approcher. Purée, qu'est-ce qu'il est beau.
Avec son peintre, la connivence est directe, mais avec moi, pfffffffff... dur dur...
Mais on sent une réelle connivence entre ces deux-là.
Il faut vous dire que Michel ne peint pratiquement que des hommes, et en géréral, dans des états de douleur, de souffrance ou de questionnement et souvent poussé à l'extrême.
Sa peinture est très précise, il s'attache au moindre détail, à la moindre veine. Souvent, nous avons l'impression que l'on regarde des photos, eeeeeeeeeeet non ! c'est de la peinture ! C'est là où
est la différence. Moi-même j'ai touché certaines de ses oeuvres pour être sûre que je n'avais pas la berlue.
Oui, oui, c'est bien Trinity qui règle son appareil photo. Et je vous jure que c'est très difficile de prendre des clichés dans ce style de vernissage. Plein de lumière en arrière des tableaux mais
pas assez pour nous, un vrai problème !!!
C'est tout de même "Elie" en arrière plan avec ce regard vert...
Michel, après coup, m'a dit qu'il voulait voir l'ambiance, la foule... Désolée Michel, je suis arrivée trop tôt, ou alors après, il m'aurait fallu un tabouret et je ne monte pas sur les tabourets,
et puis je ne suis pas pro moi !
Tiens, si je faisais de la voyance dans les lignes de la main de ce grand escogriffe ?
Et bien non, je ne dirais rien, sinon que c'est un être qui ne veut pas vraiment se cacher, sinon, je ne verrais pas son oeil entre ses doigts, na !
Descente au sous-sol... Etrange.
Une lumière obsure me pénètre. Ce tableau n'est pratiquement pas éclairé et c'est tout ce qui fait son charme.
Détail
Voici donc le deuxième modèle de Michel, je crois qu'il s'appelle "Médi". C'est lui qui a posé pour le tableau précédent.
Beaucoup plus accessible qu' "Elie". Plus simple, j'ai bien parlé avec lui. ¨Perso, j'adore cette photo !
Voici le tableau en entier, dans un coin sombre de l'expo. C'est ce que j'ai aimé moi. Avec à droite ce drapé rougé qui n'était là que pour masquer les tableaux de l'expo permanente de Michel et
qui pour moi donne une ambiance théâtrale.
Là, il faut que je vous raconte une anecdote. L'homme à gauche filme. Il a une lumière particulière qui n'éblouit pas comme un flash. Trinity lui demande d'éclairer ce tableau car là sa lumière est
bien meilleure que la sienne. Il agit et je tente d'en profiter. Et pouf, terminé... Et moi alors dis-je ??? Alors il a rallumé et c'est tant mieux. Elle a une grande gueule Trinity, mais moi
aussi, na !
Les pieds de Trinity... Zavez vu, elle n'est pas on tongs !!!
Ouais, le pied de Trinity car il y avait un énorme trou dans le plancher. Faut pas déconner, merde, c'est quoi ce bordel ? Je vais me plaindre.
Imaginez-vous qu'elle se mette le talon dedans, qu'elle se fasse une entorse de la cheville, qu'elle tombe et que son appareil photo aille valdinguer là-bas, loin... hein ?
Bon, rien de tout cela ne s'est passé, ouf. Ma bonne étoile est toujours là.
Je vous jure que l'escalier entre le sous-sol et le rez-de-chaussée, c'est de la spéléologie ! Pas une rampe, rien, mais on arrive à s'en sortir, pfffffffff....
Ils se prêtent au jeu... mais bon, il y en a un qui fait plus d'efforts que l'autre...
"faites gaffe, il y a quelqu'un qui vous surveille..."
Et je clôture par ma photo préférée. Et oui, Einstein était là.
Et comme Trinity a fait paraître son article aujourdhui, allez lui donc le lire,
C'est par ici : link
J'ai dû me coucher vers 2h du mat avec toutes ses histoires, car je suis aussi allée sur Internet pour foutre un article et aller visiter mes blogs favoris.
Bien bien. Déjà dans ma chambre, j'avais partagé les lits, viré ma couette de sa housse parce que trop chaude et surtout, mis l'écriteau sur la porte "don't disturb".
Vers neuf heures trente du mat, je suis descendue pour m'envoyer un petit dèj pantagruellique. De tout il y avait. Tu peux manger pour toute la journée, alors je ne me suis pas privée.
C'est un buffet. Des fruits, des légumes, du fromage, de la salade, du melon, des oeufs durs, des croissants, du pain, ou dans un certain endroit des oeufs brouillés, des saussices et j'en passe.
Comme je voulais manger de la salade et qu'elle était toute pourrie, je ne me suis pas gênée pour la faire changer.
Bref, j'ai fait un bon repas et je suis allée me recoucher. Avec mon panneau "don't disturb". "Ne pas déranger" cela veut dire "ne pas déranger", non ? Et bien ils m'ont dérangée !!! Driiing à ma
porte, bon je vais voir. "Voulez-vous que l'on fasse votre chambre ?" "Naaaaaaaaaan merci, je n'ai besoin de rien". Arrivée de la veille au soir, franchement, je n'ai pas envie de l'on me change ni
les serviettes et encore moins que l'on me passe l'aspirateur !
Je retourne me coucher. Ça va, tout est propre et je veux que l'on me foute la paix, bordel. Je me rendors. Driiiiiiiiing driiiiiiiiiiing, ce coup-ci c'est le téléphone. "bonjour c'est le room
service, est-ce que nous pouvons faire votre chambre ?" "Non merci".
Ça sert à quoi le panneau "don't disturb" ??? Et les personnes qui sont en jet-lag ?
J'émerge pour de vrai aux environs de 14h. Trinity doit arriver vers 16h.
Aaaaaaaah que je vous raconte aussi l'histoire de la télévision.
Lorsque l'on l'allume, il y a un écran qui vous dit : "Bonjour M Xxxxxx" et bienvenue dans notre hôtel.... ça fait tout drôle de voir son nom sur l'écran. Et comme j'ai un prénom mixte mais surtout
utilisé pour les hommes, bien sûr, c'est écrit Monsieur. Alors je suis aussi allée à l'accueil pour qu'ils corrigent cette petite erreur.
Et je me prépare pour attendre Trinity.
Elle arrive, un peu excédée car en voiture, je crois qu'elle a dû mettre une heure et demie pour faire 14 kilomètres, c'est de la faute à Germaine (son GPS).
Mais le contact s'établit tout de suite. Pas de chichis, on se met au parfum rapidos, on est d'accord tout de suite pour acheter des fleurs pour le vernissage, elle prend une douche, se prépare,
moi idem et nous partons sur le lieu de rendez-vous, comme-ci nous étions des amies de longue date....
Et nous arrivons sur les lieux.
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