Ce qui me vient au jour le jour.
j'en ai vue trois en deux jours.
Une opération du cerveau sur quelqu'un d'éveillé.
Une opération d'une tumeur sur un rein.
Une opération sur un clitoris d'une femme excisée.
Tudieu, la chirurgie a fait de sacrés progrès.
La première, ce qui est assez incroyable, c'est que l'on endort que le cuir chevelu, car, parait-il, une fois dans le cerveau, il n'est pas innervé donc aucune douleur. Ça m'a laissé pantoise
La deuxième, un appareil dirigé par informatique avec des bras mécaniques, et le chirurgien opére sur écran. Extrêmement précis et qui évite les tremblements d'un être humain.
Et la troisième, dingue. Les femmes excisées peuvent retrouver un clitoris, donc le plaisir. Car, ce que j'ai appris, lors de l'excision, ces batards n'enlèvent pas la totalité du clitoris. Juste la pointe émergente. Le chirurgien va donc chercher ce qu'il reste et le ressort. Bon je parle mal mais vous m'aurez compris. Bien sûr c'est une opération extrêmement délicate et qui demande beaucoup de suivis...
Il n'y avait des images que sur la deuxième opération, celle du rein. Enfin je veux dire que l'on voyait les deux bras mécaniques se diriger sur la tumeur, découper, enlever, recoudre. Cela me fascine.
Je suis sûre que certains ou certaines ne pourraient pas supporter de telles images.
Bé moi j'aime, sans que cela soit morbide. La vue du sang ne me fait pas peur. Et je m'intéresse à ces sujets-là.
une fois, lors d'une opération de mon genou, on m'avait demandé si je voulais voir. "Mais bien sûr que oui !" Enfin ce n'était pas l'opération, mais une introspection pour voir si mon ligament était rompu ou pas.
Anesthésiée de seulement le bas du corps, je pouvais tout suivre sur écran et le chirurgien m'a tout expliqué, m'a montré qu'il était rompu et j'ai vu les deux morceaux.
pour l'opération en elle-même (j'en ai eu deux car la première a été ratée, enfin je ne vous parle que de mon genou car j'ai subi d'autres opérations), hop anesthésie générale, faut pas déconner non plus. Bé j'ai jamais eu peur de l'anesthésie. J'éprouve même un certain plaisir lorsque le produit commence à faire effet. C'est plutôt le réveil qui peut être dur. On se retrouve dans une pièce (la salle de réveil) avec plein de "bips" de partout, on a envie de dormir, mais on nous force à nous réveiller. Tous les bruits paraissent énormes. Les voix sont fortes, on entend des gens geindre à côté. Ça court de partout. On ne reconnait plus son corps, on a des tuyaux (des drains), des perfus... comme un gosse, on a envie d'avoir un doudou ou son oreiller préféré.
Allez, j'arrête pour ce soir, j'ai faim et je viens de me faire mon plat préféré, des champignons farcis au chèvre...