Ce qui me vient au jour le jour.
Sept heures du mat, je rentre chez moi, je croise les personnes qui nettoient les paliers.
Je monte et je constate que mon palier n'a pas été nettoyé.
Ni une ni deux, je redescends et je discute avec les deux préposés au nettoyage.
"bé exucusez moi madame, mais on a du faire les escaliers..."
Mais qu'est-ce que j'en ai foutre qu'ils aient du faire les escaliers ? C'est leur taf, non ?
Du coup, je leur ai adressé encore mieux la parole :
"Vous êtes mal payé, c'est ça ?"
L'un des deux m'a répondu :
"Oh faut pas m'adresser la parole de bon matin".
Bon.
Je remonte et redescends n'ayant pas envie de lacher l'affaire.
Et les deux compères qui vont boire un café, du style, "elle m'agaçe cette vieille !"
Il n'empêche que quand je suis remontée, ils étaient en train de briquer mon palier.
Merde, ils sont deux et font un travail de gougnafier.
Avant c'était un homme seul, une perle, tout était toujours impeccable.
Même qu'il me sonnait à ma porte avec le pelucrou. Vers 5h30 du mat. Driiiiing, je savais qu'il me fallait ouvrir la porte au chat.
Ça c'était de la bonne entente et tout était toujours nickel chrome avec lui. Les poubelles étaient nettoyées, bien ordonnées, tous les paliers bien lavés de fond en comble, les escaliers idem.
Et maintenant, ils sont deux. A la limite ils font que les paliers du RDC et basta. Non mais, ils se prennent pour qui, hein ?
Qu'ils n'aiment pas leur boulot, ça je peux le comprendre, mais un taf, c'est un taf comme les autres. Mettre de l'amour dans ce que l'on fait, même si on nettoie la merde des autres, c'est aussi du taf.
D'ailleurs, je lance toujours un sourire aux éboueurs et je fais attention à ce que je jette. C'est un respect.
J'ai la rage, je n'en dirais pas plus.