Je me lève super tôt et cela tombe bien qu'il soit une heure de plus.
Il me faut aller tirer trois francs six sous à la banque puis me rendre chez mon marchand de poison qui ouvre à 8h30 le dimanche.
Mais dès que j'ouvre la baie vitrée pour humer l'air frais du matin, qui miaule-je ?
"Oui mais non" lui dis-je.
Et bien sûr, en sortant, qui me poursuit ? Et j'ai eu bien du mal avec les "non, non". Pas moyen de lui intimer l'ordre de faire demi-tour. Il m'a suivi jusqu'à la banque et bien au-delà, chose qu'il n'avait jamais faite auparavent. Puis il a lâché l'affaire.
Et qui retrouve-je au pied de ma porte à mon retour ?
Alors je suis restée dehors avec lui un bout de temps.
Mais lui, je sais ce qu'il veut.
Car même si je l'intéresse un peu, ce qu'il aime surtout c'est la maison. Et ses petites habitudes de chat solitaire. Bé raté mon gars, faut te réhabituer à partager ta maison avec trois autres chats et deux chiens.
Mais pas grave, il retrouve aussi ses marques dehors, et il y a plein de coins où il peut être tranquille.
Et puis je suis ressortie pour aller au marché. Il était toujours en bas mais curieusement, il ne m'a pas suivi.
Une fois rentrée, je ne peux pas m'empêcher de regarder, le plus siliencement possible, par-dessus mon balcon.
Et je le vois, tranquille, sur la terrasse de ma gentille voisine du RDC.
Cet après-midi, j'ai assisté à une scène dite "de territoire".
La terrasse de ma gentille voisine est très courtoisée par un jeune minou et une vieille minette du quartier.
La scène s'est passée avec la vieille minette. Ils se sont poursuivis dans la rue et de l'autre côté, en faisant des chemins communs, pour en revenir au point initial, tout en s'expliquant à chaque arrêt, vous aurez remarqué que dans ces cas-là, les chats s'arrêtent de nombreuses fois Ils s'expliquent à leur façon, sans bruit. Et c'est pelucrou qui a gagné.
Je savais qu'avant c'était le caïd du quartier, mais là, j'avais des doutes, étant donné ses nombreuses et longues absences.
Il s'est d'abord installé sous la chaise, et puis au-dessus :

Il est très bien et personne ne viendra le déranger.

Un petit essai de graphisque.
Mais le jour des rameaux, c'est aussi ça :

C'est quoi ce binz me direz-vous ? Bé c'est mon coin où j'entasse tout ce que je taille et cela me fait de la terre. Et croyez-moi, j'en ai foutu dans ce bac non de diou... Et de la terre il y en a, mais il me faut aller la chercher bien par en-dessous.

Allez, mimosas et trèfles, fondez et donnez-moi de l'humus.
Aaaaaaaaaaah et puis il y a les futures jonquilles :

Dont je vous montre les tous petits boutons :


Bien protégés dans les feuilles.
Et puis il y a le lantana :

Très discret pour l'instant mais sûr de lui.

Ça c'est un petit délire de ma part. Image dont j'ai accentué beaucoup la netteté et aussi un peu beaucoup la saturation.
Je vais finir cet article sur ma photo préférée du jour, c'est de la mélisse, une plante officinale que j'ai reçue de la part d'un blogueur, avec cinq autres petits godets de plantes de toutes sortes. Au départ j'ai mis les six godets dans la même jardinière.
Vu l'ampleur que prend la mélisse, il y a du déménagement dans l'air !
Vous lisez les articles ou vous ne regardez que les photos ?