Ce qui me vient au jour le jour.
Je suis fan de tennis, surtout bien assise chez moi devant mon écran.
Ce soir à 18h30, finale entre Jo Wilfred Tsonga et Roger Federer sur surface courte à Wimbledon in England.
Dès l'entraînement j'étais dans le match.
Bon cela n'a pas été le match du siècle, mais c'était sympa de regarder.
Je suis le moindre point, normal, il n'y a que deux joueurs, c'est plus facile que le foot ou le rugby.
Federer a gagné. C'est le boss. Mais Jo il monte, il monte. Il y a huit ans environ, je me suis dit en le voyant : "ouh celui-là il ira loin", j'en avais même parlé ici sur mon blog. Et mise une photo si mes souvenirs sont bons.
A un moment du match, je me suis demandée s'ils n'étaient pas payé pour faire monter la pression. Et faute sur faute, et ace sur ace, c'est pas normal tout ça. Jdois être parano, hein ?
Té je vais vous raconter une anectode, il y a longtemps. En 1993 avaient lieu les Jeux Méditerranéens organisés ici à Montpellier. Mon pote Jordian me dit : "bé puisque tu ne fais rien, va t'inscrire, ils cherchent du monde".
Le lendemain matin, je me pointe. Cela a été très rapide. "Vous savez parler anglais, vous avez le permis ?" Hop, on a besoin de quelqu'un pour s'occuper des VIP. J'adoooooooooooore m'occuper des VIP (very important persons)
Et me voilà affublé d'une tenue blanche et bleue ciel et d'un badge passe partout. Et d'une magnifique voiture toute neuve.
Je ne me souviens plus le nombre de missions que j'ai faite, mais il y en a une qui m'est bien restée dans ma tête. C'était un personnage important qui arrivait à l'aéroport. Dont je tairais le nom. Le tapis rouge était déroulé. Ma mission était de l'accueillir et de l'amener à son hôtel. Au pied de l'avion je l'ai accueilli. "Welcome, come with me" I said. Taing, il faisait au moins 130 kilos ! C'était l'entraîneur de l'équipe de basket de Georgie. Pas encore compris ce qu'il foutait là puisque c'était les Jeux Méditerranéens. Mais bon, mission is mission. Je le dépose à l'hôtel et retourne à la base.
Hop, nouvelle mission, accompagner des personnages importants au restau. Bé je leur ai dit "on va y aller à pied, c'est juste à côté". Je venais juste de manger, je n'avais pas faim, mais ils ont voulu que je mange un peu. Il y avait le président de je ne sais plus quoi et le trésorier. Des marocains hyper respectables. Des huiles. Qui profitaient d'être en France pour se lacher un peu. Comment ils se sont bafrés et bus !!!! c'est qu'après il a fallu que je ramène toute la troupée à l'hôtel ! Une fois arrivé à bon port, le trésorier me dit : "j'aimerais bien boire un verre avec vous au comptoir". Vous savez, c'est un hôtel chic, avec de bons fauteuils en cuir, et le comptoir bien illumuné où il n'y a personne.
Je lui dit "d'accord". Quelques minutes après il redescend et me demande : "c'est quoi le meilleur alcool ici ?"
Alors je lui réponds qu'il y a de la téquilla, mais le plus fort c'est le mezcal. La bouteille brille devant nos yeux et le petit animal qui git au fond. "Deux s'il vous plait" qu'il commande. Et il le boit pratiquement cul sec alors que moi je trempe à peine mes lèvres dedans, tellement c'est fort et tellement je connais l'effet.
Et il commence à me raconter sa vie, là-bas au Maroc, qu'il a une belle maison et que je serais la bienvenue, qu'il me donne son numéro de téléphone, et que je viens à n'importe quelle heure... et recommande un mescal. Qu'il boit de nouveau pratiquement cul sec et regarde sa montre. Et moi je regarde la mienne.
Mes missions étaient terminées, je pouvais retourner chez moi, avec la voiture de fonction. Le lendemain, à la base, à sept heures du mat, on me dit : "bé tu sais le type, il est allé faire un tour dehors, juste autour de l'hôtel, et il est rentré en pausant ses mains sur les murs..."
Bien bien. Bé vous savez quoi ? Alors que j'étais là toute souriante, même pas un regard, même pas un clin d'oeil, a y est, ils étaient tous repartis dans leur rôle de personnages importants. Je me suis sentie humiliée.
bon pas grave, on oublie, hein. Et ce qu'il y a eu de beau c'est la finale des Jeux. Dans les arênes de Nîmes. J'avais toujours mon badge VIP donc je pouvais passer partout. Mais on me postait ici ou là. A un moment je me suis retrouvée dehors, avec des manifestants contre la corrida et je ne sais plus quoi, des drapeaux... je ne savais pas quoi faire. Je ne faisais pas partie de la sécurité, même si j'avais un passe partout. Mais dans un sens, je faisais partie de la sécu, car mon rôle c'était d'accueillir les VIP. Et dans ces cas-là on est obligé de travailler ensemble. Mais je n'avais aucun rôle de médiateur. Les arênes de Nîmes, c'est plein d'entrées de partout. Normal c'est rond. Bon pas de VIP à l'horizon, je me faufile à l'intérieur et regarde le spectacle grandiose. Et ressort, j'avais la bougeote. Pour me poster à l'entrée des artistes. Quatre chevaux tout fringuants n'attendaient que leur tour de piste ! J'ai croisé mes mains par derrière. Dieu qu'ils étaient beaux et impatients. Hop, je suis repartie et suis montée au plus haut que je pouvais pour pouvoir admirer le spectacle final qui était majestueux.
Les VIP étaient tranquilles et en plus je n'avais pas de mission. Mais il était entendu que le lendemain on se revoit tous.
Ouaih génial, remise de médailles, de livres sur la constitution de la France et je t'en passe des meilleures. Et puis invitation tous ensemble (on devait être environ 70) dans une boîte de nuit. Petits fours et champagne.
On s'est gavé, on a dansé comme des fous. Au retour, on a mis toutes les voitures avec des warnings, et on est rentré au poste. Et là encore champagne et petits fours. Et piscine en plus ! Yen a plus d'un qui a fini à la baille !
Pour vous dire, je ne sais même plus comment j'ai remis les clés de la bagnole, mon badge, aucun souvenir.
Ni même comment je suis rentrée chez moi ?? m'a-ton raccompagnée ?? Aucun souvenir. C'est grave, hein ?