Ce qui me vient au jour le jour.
Oui, légèrement blasée de la sphère bloguesque.
Je n'éprouve plus le même engouement qu'au début.
Sûrement parce que je me rends compte que ce que reçois ne correspond pas à mes attentes.
Et mes attentes, c'est l'amour, l'amitié, la reconnaissance, tous ces sentiments bien humains.
Et l'évidence est là, devant mes yeux : Le vide que j'ai dans mon coeur ne sera jamais comblé par les échanges virtuels, même s'ils sont chaleureux, drôles, pile à pic et j'en passe.
Bref, je me lasse.
Tout comme je me suis toujours lassée de tout dans ma vie.
Je ne vais pas arrêter mon blog, loin de là. Mais je prends de la distance.
Celui-ci me prenait trop de temps, et les visites aux blogs amis encore plus.
Et puis on croit se faire de réelles amitiés, mais ce ne sont en général que du vent. On disparaît de la toile une semaine et tout le monde vous a oublié. Ce ne sont que des échanges sporadiques qu'il nous faut prendre tels qu'ils le sont, c'est-à-dire pas plus que de simples échanges.
J'avais mis trop de trop plein, trop de mon âme, trop de mon coeur, trop de tout.
Je vais revenir un un rythme plus simple, d'ailleurs j'ai déja commencé et vous vous en êtes rendus compte.
Pas de publication journalière, voire plus. Pas d'obligation de publier dans telle ou telle communauté. Pas de visite systématique à tous mes liens. La liberté quoi.
Et puis me retrouver moi-même. Ne pas penser : "tiens, cela serait bien pour mon blog", ou plutôt : "qu'est-ce que je vais bien pouvoir mettre sur mon blog".
Idem pour les photos. A un moment, je sortais QUE pour faire des photos pour l'alimenter. Basta. Je veux me débarasser de ce sentiment d'obligation, qui entre nous, me suit imposée.
Pourtant mon apn est toujours dans ma poche, mais j'ai envie de le dégainer d'une manière différente. Pas à la recherche de la photo publiable ici, mais juste pour mon propre plaisir.
Je suis sûre que vous me comprenez, hein ?
Et puis réaliser que ce sentiment de solitude, ce n'est pas ici que je pourrais le combler.
Que si Fred me fait encore des misères ou pas, ce n'est pas en en parlant ici que cela résoudra nos problèmes.
Qu'on est déja en octobre et que je vois les fêtes de fin d'année se profiler et que cela me donne la chair de poule, pouark.
Que je vais dèrechef sortir faire un tour car c'est le vide-grenier de mon quartier. Qu'il ne fait pas beau, un vent à décorner les... ce que vous voulez et que je n'ai pas un radis à dépenser.
Que que que quoi ? Que rien de plus.