Ce qui me vient au jour le jour.
Bé oui, c'est comme ça, je ne veux pas être grand-mère.
A mon âge, on pourrait espérer que ma progéniture fasse un bébé. Bé non j'ai pas envie.
Je regardais ce matin une émission à la con sur la 2, sur le non désir d'être parents. Les raisons abordées étant que, bé non, ils étaient bien trop heureux comme ça ; ou alors que ils avaient un chien et une maison ;...
C'était pas très probant tout ça. Bien sûr l'égoïsme a été évoqué. Bé voyons. Quand on s'aime, faut être égoïste pour ne pas procréer. La belle affaire.
Ou alors des situations financières, ou carriéristes qui font que un enfant serait le mal venu.
Moi j'attendais que quelqu'un sur le plateau dise "on est trop nombreux sur terre". Ce qui pour ma part est une raison archi valable pour ne pas vouloir avoir d'enfants.
Et puis comme c'est une émission où tout le monde peut réagir, voilà-t'il pas que quelqu'un a dit : "il y a trop d'hommes sur terre".
C'est exactement ce que j'attendais ! Mais cela a été mal compris. Ou mal interprété, je ne sais pas, c'est pas moi qui reçoit les messages.
Donc mal interprété, à savoir qu'il n'y avait pas assez de mâles !!!!
Mais non, bande de brutes, nous sommes trop nombreux. C'est pas compliqué à piger, merde !
Nous sommes la plaie de la planète, les plus grands prédateurs qui soient, les plus grands pollueurs.
Pour moi, l'avenir, c'est dans la décroissance. Arrêter. Stopper. Faire machine arrière. Consommer de moins en moins.
Pas simple dans notre système capitalisme où il faut plus, toujours plus.
Bé non, il faut ralentir tout. Y compris les enfants. Arrêter de faire des enfants. Arrêter de produire. Arrêter de se créer des désirs qui deviennent des besoins.
Té voilà la phrase clé. Arrêter de se créer des désirs qui deviennent des besoins. Z'avez vu je me répète. C'est exprès.
Par exemple, le téléphone portable. C'est-y pas un bon exemple ? Ce truc qu'il y a quinze ou vingt ans, on s'en passait très bien, hein ? Maintenant, si tu n'en as pas, t'es un rétrograde, un moins que rien. Bon j'en ai un aussi, mais il est tellement vieux qu'il me réveille la nuit pour me dire qu'il faut le charger.... Pffff.. Il peut pas me le dire le jour, hein, plutôt que de sonner avec ses bip bip intempestifs, au moins six fois toutes mes minutes, MERDE !!! Il me reveille ce con de truc. Avec un petit bruit strident, comme un tamagoshi. Nouriis moi, nourris moi. Bon ça va, je vais te mettre du jus et fiche moi la paix.
Revenons au sujet.
Non, je ne veux pas être grand-mère. Oui je voudrais que plein de personnes comme moi arrêtent de faire des enfants. Et pas que ça. Arrêtent de produire. Arrêtons de produire. Stoppons les machines. Reconaissonns qu'à trop produire, on court à notre perte, que nous n'avons plus aucun contrôle sur rien.
Ya qu'à voir au Japon. Ces putaings de centrales nucléaires qui déversent tous les jours des milliers de déchets toxiques dont personne (oui personne) ne sait que faire. Aujourd'hui, c'est une catastrophe dont personne ne sait comment faire pour s'en sortir. Faire un souterrain pour enterrer les déchets radio-actifs, continuer à refroidir les noyaux à l'aide d'eau de mer qui niquent les circuits électriques, on est pas dans la merde ! Et j'aime bien les infos qui disent que le nuage s'est dissipé. Le nuage, quel nuage ? Ce n'est pas un nuage, merde. Ou tout du moins, c'est un nuage sans fin. C'est bien cela le problème.
Dans mes contrées, lorsque je lève la tête pour regarder le ciel, je sais regarder les nuages. Les cumulus, les stratus, les nimbus et toute la floppée. Mais là, ce n'est pas un nuage.
Sur ce, je vais manger des sushis, parce que j'adoooooooooooore les sushis. Mais non !!! je blague. J'aime pas les sushis et j'ai jamais aimé ça, mais j'ai adoré le sketche de Gad sur les sushis et la Place Clichy.
Même lui, au jour d'aujourd'hui (hein vous avez vu comme je parle bien le français), donc je disais au jour d'aujourd'hui, bé à mon avis, les sushis, ils doivent lui rester bien en travers, et dans son petit coeur d'homme, il doit avoir les boules de voir comment le monde se délite.
Ouais, je ne veux pas être grand-mère. Mes parents n'auront pas de petis enfants. Enfin arrière petits. Et c'est tant mieux. De toute façon, mes parents sont morts et depuis belle lurette, alors ils s'ent tapent. L'une croyait en Dieu, l'autre pas du tout, mais c'est du pareil au même. Ils sont partis, ne sont plus là pour m'engueuler ou m'aider. L'un beaucoup trop tôt et l'autre beaucoup trop tard. L'un en dix jours et l'autre en dix ans. L'un tout simplement et l'autre dans des affres souffrances.
Mon père, oh mon papa, car c'est lui qui m'a élevé. Mal, mais élevé quand même, permet-moi de te dire ici que je t'aime.
Ma mère, oh ma mère, même si tu ne m'as pas élevée, je t'aime.
Bé mes vieux, je ne veux pas être grand-mère.
Non je veux pas avoir de petis enfants. Et j'aime pas les gamins, na ! Rien que que voir des poussettes avec des chiars dedans, cela me file des boutons. Vi vi. Surtout lorsqu'on leur file des sucettes en plastique, beurk. Insuportable.
Les mômes, faudrait les tuer à la naissance, comme disait Coluche, sauf que lui il parlait des vieux. Mais c'est du pareil au même.
La décroissance.