Ce qui me vient au jour le jour.
Bé non faut pas ce qu'on pense, ou alors en catimini.
Mon article sur Marine m'a valu quelques 35 commentaires. Dont une vraie prise de bec entre deux blogueuses. Je suis absolument estomacquée. Pas d'ouverture d'esprit. Que des prises de positions bien affirmées et absolument rien de constructif. On n'a pas le droit de dire qu'on a peur et que "peut-être" Marine serait une solution, sans se faire incendier.
Foncièrement, je suis contre le FN, mais j'ai le droit, en bonne citoyenne de me poser des questions, non ? Sans pour cela que l'on me fustige. Nous ne sommes pas en guerre à ce que je sache, et les camps de concentration, c'est fini. On ne va pas mettre tous les étrangers en prison, faut pas délirer. De toute façon, les prisons sont pleines à craquer. Les hôpitaux psychiatriques aussi. Et les hôpitaux tout court aussi.
Té si vous ne savez pas quoi faire, allez donc faire un tour dans une salle d'urgence. Cela vous fera une belle balade et vous serez dégouté d'être malade. Vous sentirez l'angoisse d'être reçu, l'angoisse du mal qui vous vrille le corps et l'angoisse de sortir de là, le plus vite possible.
Bé vous savez quoi ? Il y a des gens qui n'ont rien à foutre et qui se mettent dans la salle d'attente, rien que pour voir passer le temps. Vi vi. Lorsque je suis sortie des urgences, après ma fracture, je ne pouvais pas marcher, bé toutes les places étaient occupées par des personnes qui étaient là et qui simplement regardaient le va-et-vient... désoeuvrées. Il a fallu que je fasse les gros yeux pour qu'enfin une personne daigne me laisser sa place. Une gamine qui faisait les yeux doux à l'urgentiste de service. Alors que j'avais une fracture non identifiée...
Bref, c'est du passé. Z'ont été gentils aux urgences, z'ont bien voulu appeler un taxi. Ledit taxi ne prenait ni la carte bleue ni les chèques. Heureusement que les malfrats ne m'avaient pas arraché ma sacoche, sinon j'était dans la merde totale. J'ai confié ma carte bleue et mon code au taxi. Je ne pouvais pas faire autrement, j'avais mal, mais mal... je voulais juste rentrer chez moi et dormir en premier. Oublier l'horreur que je venais de subir. Oublier le peu de soins que j'avais eu aux urgences. Oublier que j'avais été abandonnée dans un box, avec plein de gravats sous moi. Oublier que l'on m'avait laissée, sans soins, avec une envie de pisser, à crier, pour avoir juste un bassin. Oublier que j'évais arrivée vers 7h30 du mat, et qu'il était déja 14h. Oublier que j'avais demandé à une dame, dont le mari venait de se fracturer le col du fémur, un verre d'eau. Oublier que j'avais faim.
Quand tu es aux urgences, tu n'as ni soif, ni faim, ni envie de chier et ni envie de faire pipi. Bon au départ, cela se conçoit. Cela dépend de l'urgence. On m'a ramassé par terre, en vrac. Un genou gros comme une pastèque et impossible de bouger. Les pompiers m'ont prise telle que j'étais à terre. Maintenant je ne comprends toujours pas pourquoi je n'ai pas eu de rapport de leur part. Dans le camion, ils m'ont posé des tas de questions, je leur ai expliqué de quelle façon j'avais été agressée, normalement, le rapport devait me suivre. Tchi que dalle.
Et quand je suis rentrée chez moi, la seule envie que j'avais c'était dormir, mais alors dormir.... j'ai pris triple dose de temesta et j'ai dormi. Car à l'hôpital, surtout aux urgences, tu ne te sens pas bien. Y a toujours plein de monde qui passe. Dans le passage. Et vrim et vrom, plein de gens qui n'ent ont rien à foutre de toi. Tu cries un petit peu : "au secours"... et à un moment tu cries un peu plus fort : "Au secours, au secours..." et puis au bout d'un certain temps, tu cries de plus belle : "AU SECOURS..." Là une femme vient. Regarde ton dossier vite fait et te dit : "Mais madame, ce n'est pas moi votre infirmière, faut encore attendre et pas bouger". Attendre quoi ? Mes couilles oui. Avec le peu d'énergie qu'il me restait, deux béquilles et l'atèle je me suis dirigée vers la sortie, totalement chancelante. J'étais morte de trouille. En plus, je ne savais pas ni où j'existais ni à quoi j'allais avoir à faire. Et je vois que des bureaux vitrés. Et rien pour s'asseoir. J'ai failli tombé dans les pommes. D'un sursaut j'ai demandé mon dossier de sortie. Et je me suis affalée tant bien que mal sur un bon siège en alu en attendant le taxi. Et le dossier. Qui ne disait rien. Enfin si, que j'avais des contusions..
Après avoir dormi deux jours durant, j'ai téléphoné à SOS médecin. Mon genou me faisait de plus en plus mal. Le médecin a détecté que ce n'était pas normal et qu'il me fallait passer un artroscanner. Et là, voilà-t-y pas que j'avais une fracture du plateau tibial, plus des complications...
Sympa sympa, hein. Par là-dessus, je fais une mini-phlébite. SOS médecin m'envoie d'urgence à la clinique. C'est qu'une phlébite, faut pas rigoler, ça peut faire une embolie pulmonaire et c'est direct la mort.
Tout cela toute seule. Et l'ascenseur en panne.
Oui je sais je geins, et alors. J'ai le droit de geindre non ? Comme quand je ris, bé je rigole.
Té je vais vous en raconter une bonne : Mon voisin copain s'est fait renverser vendredi dernier par un chien. Résultat : deux côtes cassées.