Ce qui me vient au jour le jour.
c'est-y pas beau ça !
Pas un nuage.
Ou alors si évaporé qu'il nous plaît.
Mais savez-vous que quand vous étiez sous la pluie, bé ici elle manque horriblement.
Si seulement on pouvait se la partager.
Mais les touristes ils sont contents. Ils bronzent, c'est le Sud. Ils se gorgent de vitamine D, celle qui manque lorsque l'on est dans la grisaille.
Il fait super beau mais voilà le vent !!! Les plagistes doivent se prendre plein de sable dans la figure, Ah ils voulaient du soleil et du sable chaud ? Des chichis et le bruit des vagues. Des petites vaguelettes qui leur lèchent gentiment les pieds, rien que pour s'habituer à la témpérature de l'eau. La mer est bonne, mais elle légèrement agitée ! Alors de petites vaguelettes, on ne va pas aller trop loin, car après ce sont de gros roulaux. Certes, ce n'est pas l'Atlantique, avec ces bonnes odeurs d'iode ; ni le Pacifique, que je n'ai jamais visité.
Mais quand il y a le Mistral et la Tramontane ensemble, bé cela fait des tourbillons. Et la Mediterranée, toute gentille qu'elle soit, lorsqu'elle prend les tourbillons, bé c'est une mer, bonne mer. Même que j'ai failli m'y noyer.
Vi vi j'ai failli. J'étais allée nager loin, mais loin, jusqu'à la bouée. Lorsque soudain, j'ai vu des gros nuages arriver. Et rapides en plus. Et la mer était en train de se facher, prendre tout l'air et faire d'énormes vagues. Vite, vite VITE, j'ai nagé le plus vite possible que j'ai pu. Et plus j'avançais vers le bord, et plus les rouleaux voulaient m'engloutir vers le bas. Je n'arrêtais pas de boire la tasse alors que j'étais à trentre mètres du bord.
Heureusement que j'étais une bonne nageuse. J'ai mis toute mon énergie et mon savoir-faire pour sortir de ce marasme.
Je suis arrivée sur la rive en loque. Et très loin de mon point de départ tellement j'avais été déportée. J'étais venue avec deux amis et ils me cherchaient comme des malades. Ils me croyaient noyée. J'ai bien du faire 500 mètres à pieds avant de les retrouver. J'étais totalement crevée.
Bé vous savez l'accueil ? Je me suis faite engueulée comme du poisson pourri. Au lieu de me réconforter, moi qui venait de subir les vents et les marées, ils m'ont passé un de ces savons ! Normal, ils étaient deux mecs, bien machos en plus. Et j'étais la seule sirène. Mais surtout ils avaient eu peur pour moi. Et j'avais mis un sacré temps pour sortir de l'eau. Ils croyaient que je m'amusais peut-être. Dès que je suis sortir de l'eau, hop sur une moto. Et raouh à la maison. Je crois que j'ai pris une douche et suis allée me coucher. Epuisée j'étais. J'ai failli mourrir. Franchement ce jour-là, j'ai vu la mort de près..