Je remarque, et j'ai toujours remarqué qu'à partir du moment où on pleurait, où l'on exprimait un coup de blues, cela attirait la compassion, la sensibilité, la gentillesse, j'en passe et des meilleures.
Non que je ne sois contente du nombre de commentaires sur mon article "la maison de mi", car c'est un article qui me tenait à coeur, et je tenais à vous le livrer. A ce jour, je n'ai toujours pas revu le pelucrou. Le temps maussade y est pour quelque chose. Je tenais aussi à dire ici que sa propriétaire n'était pas "une mauvais femme", ni "une mèmère", ni "une vieille rombière", ou quoique ce soit.
C'est une histoire compliquée et je crois que moi-même, je suis aussi fautive.Si tant est que faute il y a eu. En effet, comme je vis en HLM, ce chat n'aurait jamais pu monter chez moi de son plein gré, Il n'est pas, comme la chauve-souris de Jean-Marie Bigard, capable de surmonter tous les obstacles qui nous séparent.
Mais purée, qu'est-ce qu'il me manque !!!! Il me manque sûrement plus que je lui manque à lui. Lui, dans sa petite tête de chat, il s'en fout, il dort. Du moment où il a un endroit où dormir, tranquillou, avec de la bouffe, il est content, j'en suis sûre. Il n'a pas besoin de grand chose, lui. En plus, il n'aime pas les calins.
Et puis et puis, faut que je vous parle de ce chat que j'ai nourri alors qu'il était encore vraiment très jeune.
Blessé vraisemblablemment par des morsures de chien, il s'était régugié sur une terrasse d'un rez-de-chaussée.
Il avait des plaies horribles et était tout recroquevillé sur lui-même et très craintif.
Il est toujours très craintif. Et je ne sais pas où il habite. Mais alors, il a repris du poil de la bête !!

J'adore son regard, genre "you know what, I'm happy"
je le reconnaîtrais entre tous.

Mais non, il ne me fait pas de l'oeil, il est juste en train de s'endormir.
Il me plait celui-là. Vraiment. Faut-il encore que je mette des croquettes dans ma boîte à lettres ?
Pour souvenir, voici une vidéo, déja publiée sur ce blog, j'avais oubliée qu'elle datait de janvier 2008
Et oui, c'est mon pelucrou, à l'époque où il ne venait pas encore dans ma maison à moi. L'époque où je le nourrissais dehors. L'époque aussi où il a son poil d'hiver, et sa queue pas normale, un peu cassée.
Je l'ai tellement ausculpté, mon pelucrou, pour comprendre pourquoi il avait cette démarche bizarre. Dans ma petite cervelle d'être humain, j'en ai déduis que cela provenait de l'opération de sa castration. Et jusqu'à preuve du contraire, je suis sûre de moi.
Pendant des mois, ici, je l'ai massé, à le faire râler certes, à lui faire fonctionner ses pattes arrières, à sentir sous mes doigts des nerfs qui n'étaient pas à leur place, à m'appliquer pour que cela aille mieux. A le regarder s'étendre, à l'encourager... a lui appliquer des onguents à base d'huiles essentielles mélangées avec de l'eau et de lavande (une goutte pour 10 ml d'eau + un peu d'huile d'olive) pour le déparasiter, car il n'arrivait pas à se nettoyer à la base de sa queue. Car ce qui m'a toujours inquiété, c'est sa queue. Sa base.
Au début, rappelez-vous, quand il était ici, il n'arrêtait pas de se lécher, maladivement. J'avais d'ailleurs fait appel ici. On m'avait répondu : "Gaffe, c'est la gale " "Gaffe, c'est les tiques" "Gaffe, c'est ceci, gaffe cela"
Et maintenant qu'il est bien soigné, pffffffffff... parti le chat !
C'est comme Fred. Maintenant que je lui ai expliqué la vie, pfffffffffffffffff parti le Fred !!!!!
Non, cela n'a rien à voir.
Rien à voir avec rien. N'empêche que c'est moi qui me retrouve seule. Destin, karma ?
Qu'est-ce que je n'ai pas compris ?
Pourquoi on ne m'aime pas ?
Pourquoi on ne s'occupe pas de moi ?
Pourquoi mon téléphone ne sonne pas ?