Ce qui me vient au jour le jour.
Je parle de lui car il passe à la radio.
Aaaah Johnny ! Toute gamine j'écoutais ses premières chansons sur le vieux poste de ma grand-mère. Et puis j'ai vu son mariage, en noir et blanc, avec Sylvie Vartan. Non pas à la télé, mais dans un magazine qui s'appelait à l'époque un truc du style "Podium". Je ne sais plus trop. Ou "OK magazine" un truc du style.
J'étais passionnée par leur histoire. Ils représentaient pour moi l'amour pur, le vrai, le symbole que cela pouvait exister. Vous savez, l'histoire du prince charmant sur son beau cheval blanc... Ils étaient beaux, amoureux, dingue !
Il partit faire son service militaire, cela ne l'empêcha pas de jouer et de chanter. Comment qu'il était beau !
Il fit carrière, ils se séparèrent mais ils s'aiment toujours. Bien sûr ce ne sont plus les mêmes amours qu'au départ mais ils s'aiment d'un amour indéfectible. Obligés. Ils sont père et mère et grand-père et grand-mère... et sont très liés à la famille, mine de rien.
Aaah la famillle ! Si Johnny réunnit la sienne, il n'oublira pas d'inviter Sylvie. Et David, et Laura...
Je ne sais plus si je vous ai raconté ce rêve où j'étais invitée par lui dans une grande fête. Arrrivée en hélico, il m'accueillait avec une rose d'une main, et une coupe de champagne de l'autre. Sur une grande terrasse qui surplombait Nice au soleil couchant.
Vous ai-je jamais dit que je rêve en couleurs ? Et que les couleurs de mes rêves sont plus vives que les couleurs de la réalité ?
Bon je m'égare. Revenons à Johnny. J'avais environ 13 ou 14 ans et je me faisais chier comme un rat mort chez moi, alors j'allais chez une dame qui avait une gamine de mon âge. Tout ce que je me rappelle, c'est qu'elle m'accueillait, qu'il faisait chaud et bon, qu'elle me faisait du chocolat chaud et qu'elle repassait. La télé allumée, un chien dans les pattes, j'adorais ! Cela vivait au moins. Alors que chez moi, c'était d'une tristesse..
Chez moi, je remontais mes deux étages pour me réfugier dans ma chambre et personne. Pas cette vie, pas cette sympathie, pas cette ambiance, pas cet accueil.
Alors j'écoutais Johhny ou les autres sur un vieux crin-crin et je rêvais...