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Ce qui me vient au jour le jour.

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Pourquoi je vais si mal ?

Cela fait plusieurs jours, voire plusieurs semaines que le moral est au plus bas.

Sûrement la résultante de plusieurs phénomènes :

- Ma séparation d'avec Fred
- Mon changement de traitement médical
- Ma nouvelle aide-ménagère
- Mon  entrevue avec le médecin-conseil de la sécu
- et plein d'autres choses encore

Bref un gros ras-le-bol.

Le pire, c'est que quand je suis dans cet état-là, cela peut durer très très longtemps avant que, oups, soudain, sans savoir trop pourquoi, cela aille mieux. Avant, je mettais ça sur le dos de la ménopause, mais maintenant, c'est fini, donc cela ne peut plus être ça.

Cette nuit, grosse insomnie... je voyais les heures défiler lentement, et à sept heures du mat, après maints endormissements très légers et agrémentés d'angoisses, genre coups de couteau dans le dos, juste au niveau de la colonne vertébrale (c'est une sensation, pas de pic dans le dos, mais une sorte de mal-être qui envahit cette partie du corps), et après avoir regardé "thé ou café" puis les voix bouddhistes, puis l'islam, bref, tout ce que l'on peut voir tôt le matin, après m'être aussi farçie "Delarue" vers 4h du mat, sur les amours "hors normes", entre demi-frère et soeur, personnes ayant une très grande différence d'âge.... histoires toutes aussi émouvantes les unes que les autres...agréablement commenté par Elsa Siberstein (pas sûr de l'orthographe) et puis "trente millions d'amis" avec Bruno Masure, un amoureux des chats... et aussi fait une tentative avec "desperate housewives" dont j'ai la totale en DVD.. mais qui, quand on ne va pas bien, et bien c'est pire que tout, alors que quand je vais bien, je trouve cela drôlissime....

....En fait, j'ai un énoooooooorme manque de tendresse indéniable.

J'ai les larmes au  bord des yeux et je ne m'octroie pas le droit de pleurer..  Si je me laisse aller, j'ai l'impression que je ne vais plus m'arrêter. Tant  de souvenirs me remontent.

Je reviens de la ville. 

Dans le tram, un couple d'amoureux assis à mes côtés. Obligée de me réfugier derrière mes lunettes de soleil, car même si le bonheur des autres fait plaisir à voir, dans ces cas-là, il fait mal.  Enfin ce n'est pas le terme adéquat. J'ai un mal fou à exprimer ce que je ressens. J'aurais voulu  être à la place du type, dont sa dulcinée oscultait tendrement son visage de ses mains pour lui enlever quelques traces de je ne sais quoi, une miette de pain, des petites croûtes que l'on a au bord des yeux après avoir dormi... et il était aux anges, tout baigné dans la délicatesse de ces gestes affectueux et amoureux.

Je rentre,  j'allume la radio. Première phrase que j'entends : "Profitez, il fait beau partout". Et mon esprit de rajouter : "sauf dans mon coeur".

Et vous savez que je ne raconte pas cela pour attirer votre pitié, ni même vos conseils, du style : "après l'orage vient le beau temps" et patati et patata.... car je sais tout cela, disons que ma raison le sait, mais mon coeur ne veut pas le savoir. Mon coeur a besoin d'autres choses que des écrits, mon corps a besoin qu'on le prenne dans ses bras, j'ai envie de m'épancher sur une épaule réconfortante.

J'ai tant vécu ce style d'état. Auparavant, je téléphonais de partout pour avoir ce réconfort qui me manquait. Maintenant, non. Car j'ai bien fait chier mon monde, à une époque. Et je ne veux plus faire chier mon monde. A part ma voisine de troc sur qui je peux compter dans ces cas-là, et qui sait qu'elle peut compter sur moi aussi, mais je ne veux plus abuser de la gentillesse des autres comme avant. Surtout elle qui est toujours prête à supporter tout le malheur du monde.

L'autre jour, nous étions ensemble ici, pour une histoire de "lettre de motivation". Elle était toute concentrée à la rédaction de cette lettre et son portable sonna. Je vis son visage se transformer et devenir grave. Dès que quelqu'un va mal, elle ne sait pas dire non. C'est une vocation je crois. Mais je ne me suis pas cachée de lui dire qu'elle n'était pas "le bureau des pleurs" non plus. Mais quand elle m'a dit de qui il s'agissait, j'ai compris....

Ce que nous comprenons aussi, elle et moi, c'est que nous sommes souvent de bon conseil pour les autres, mais rarement pour soi-même. C'est pour cela que nous sommes "de troc". Car nous ne nous voyons jamais "en réel" et quelqu'un d'extérieur, en qui nous avons confiance, peut nous donner ce conseil dont nous avons besoin.

Ce que j'ai aussi remarqué, c'est que quand je vais mal, je ne respire pas la joie, normal me direz-vous. Oui, mais c'est justement cela qui fait mal, c'est que nous n'attirons pas la joie quand on va mal... alors que c'est là où nous en avons besoin. Est-ce que je me fais bien comprendre ?

Et quand nous sommes  "bien dans nos baskets", on dirait que le monde s'ouvre, voire s'offre à nous. Et cela irrigue de partout.

J'en serais presque amenée à une déduction : Il existe des personnes qui ont "la vocation". Leur chemin est tracé, aider les autres. (brrr je ne parle pas des pseudos gens machins-choses qui me font chier tous les dimanches matins avec  "réveillez-vous", leur espèce de fascicule bien planté à un endroit stratégique , et qui rameutent la populace pour que nous nous repentions et croyons "enfin" au message du Christ", ça, cela me fait gerber, en plus, ils empêchent les vélos, les piétons et autres de passer, j'appelle cela ... non rien, je passe mon chemin.).

... sur ce, je lui ai quand même téléphoné. "au secours, au secours..." et bien sûr, après avoir écrit tout ça, et avoir parlé avec elle, cela allait beaucoup mieux. Mais elle m'a dit : "Tu ne vas pas raconter notre vie quand même... !" Et bien non, je ne vais pas raconter notre vie. Enfin si, je lui ai dit que j'allais étaler sa vie en 4x3 et que dès demain, elle verrait son visage étalé sur toutes les pubs.

Il faut vous dire que ce n'est qu'une histoire d'amitié. Et l'amitié, il n'y a rien de tel pour remonter le moral.

Après, mon voisin me téléphone... il ne va pas bien lui non plus, je l'invite à la maison pour parler... mais je crois que je ne l'ai pas écouté (pour une fois), je n'ai fait que parler....j'avais besoin de parler. Nos histoires se ressemblent tellement. Alors nous parlons en silence. Et oui, cela existe. Enfin, non, nous parlons énormément. Mais de la même chose pour en arriver au même résultat, ce qui est pareil que de ne pas parler. Alors nous nous taisons et nous nous séparons, en ayant soin de nous serrer bien fort dans les bras. C'est de celà dont nous avions besoin tous les deux. Se serrer dans les bras et nous renouveler notre amitié.

Oui, oui. Mais pour moi, cela ne suffit pas. Snif.
j'ai besoin d'amoooooooooooooour et je ne l'ai pas encore trouvé aujourd'hui.

J'ai bien téléphoné à mon fils, qui m'a été d'un immense réconfort, mais cela n'est pas ça.

Vous savez quoi ? Je crois que je suis une "mal baisée". Une femme qui n'a jamais trouvé le plaisir "orgasmique". Une clitoridienne dont les hommes ne savent pas trouver le point G. Une femme dont les homme disent : "Mais si, t'inquiète, moi je sais faire" et qui n'ont jamais sû faire.
En plus, vraiment, le sexe n'est pas le point primordial pour moi. Et pourtant, cela procure des plaisirs.Tellement illusoires. Aaaaah je t'appartiens, ouuuuh, fini.
Ma vie sexuelle est un ramassis de désillusions, aussi bien mon mariage et mes amants et mes amours. Les hommes qui ont crû me posséder n'ont rien eu, si ce n'est de ma part un vague abandon.

Et les dernières désillusions du soir : je fais tourner une machine à laver, oups, j'avais oublié qu'elle ne chauffait pas.

J'ai commandé à bouffer par un service à domicile. Le gaspacho, ça va. Mais le porc au caramel, carrément dégueu. Déja, cela a un goût de boîte (en carton) et en plus trop cuit. Je m'en veux de faire des conneries pareilles. Les salades, c'est ok. Mais je n'ai plus faim du coup, je suis dégoûtée.

Je crois que je suis vraiment à côté de la plaque. Et je prie mon dieu à moi pour qu'il me remette sur le droit chemin, car là, je file vraiment un mauvais coton.

Il me vient soudain une chanson de Dick Annegarn, mais je ne peu pas la trouver sur le net. Je l'ai dans ma bliblio perso.

Si vous ne connaissez pas Dick Annegarn, je vous conseille de le chercher et de l'écouter. Merveilleux.

Bouh, en me relisant dans "prévisualiser", je me suis rendue compte que j'ai fait plein de fautes. Et bien je n'ai pas le courage de corriger. A la place, je vous mets des photos. Celle-ci par exemple, dont je ne sais absolument pas la traduction....

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mais c'est sûr que c'est du catalan.... alors si Jordian passe par là, il saura me le traduire. Moi je dirais : "Va chier dans la vigne et rapporte-moi la clé". Cela ne doit pas être ça... ou presque !!!

Ensuite les chats. Et oui, quand je suis revenue de ma balade,j'ai vu ça

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On aurait dit un nid d'oiseaux, bien installés au mileu des branches. Sauvages. Cela n'a pas l'air mais c'était comme un nid. Bien perchés au-dessus. J'aime. Cela ne rend pas sur la photo, mais je vous jure, moi là-haut de mon perchoir, j'ai vu. Et c'est cela qui m'a étonné. Ils ne sont pas par terre.
Voyez plutôt :


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Bon, cela ne se voit pas. Tant pis. Moi je les ai vues.

Deux chattes dans un nid. Haut perchées, bien installées. Superbement sauvages. Il ne fallait pas que je les dérange plus, alors, je me suis éclipsée...

.. et je suis retournée à ma maison, mis ma clé USB dans mon ordinateur pour voir ce que vous avez déjà vu. Les vidéos de dromadaires et tout le toutim.

.. après j'ai réalisé les articles précédents. C'en est suivi tous les coms. Dont je vous remercie. Que cela soit d'avant, ou d'avant d'avant...

Maintenant, on tourne la page.

Là, je suis malade. Ce n'est pas grave, c'est juste la dépression. Le médecin de la sécu me dit : "Vous êtes allé à Cap'Alpha" ?

Première nouvelle, je ne savais pas que lorsqu'on était admis en maladie de longue durée, il fallait encore chercher du taf.

J'en ai ras-le cul de cette société de merde.
ils m'ont fait remonté jusqu'à 1989 pour prouver mes droits, en tant que sociétaire et aussi  par rapport aux patrons qui ont cotisés pour moi, alors qu'ils nous fichent la paix.
Ou qu'ils exercentleurs droits.
Car les patrons, eux aussis, ont des droits, merde.
Bien que les miens aient été véreux, j'en connais qui ne le sont pas.. Et c'est très très dur, la déclaration de fin d'année, quand on a rendez-vous avec l'expert-comptable et qui dit :****=blalblal^^a^^^^
mais que l'on a la conscience pour soi.
Bon je poste, cela m'énerve.









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R
hou la la... Sales moments ! J'aimerais pouvoir te donner des conseils, mais les solutions valables pour les uns ne le sont pas forcément pour les autres. Ce que je peux faire par contre, c'est t'adresser un max de kilowatts d'ondes positives ! Sérieux !
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B
Tu as bien raison, les solutions sont à adapter au cas par cas ! Mais les kilowatts d'ondes positives, c'est toujours bon à prendre...
K
Je commençais à me faire du souci ses derniers temps ma bellelulu car je ne te voyais plus trop sur le blog et je tombe sur ceci aujourd'hui que j'ai le temps de bien passer.... ça me fait mal parce que cet état là je l'ai connu un temps de ma vie plutôt long et j'en connais tout le contenu caché derrière et au-delà des mots.  Je sais aussi que pas grand-chose de dit ne peut aider l'autre à part comme tu le soulignes de l'amour à revendre... mais de l'amour vrai, pas du consommable à bas prix.  Toujours te dire alors : on est là, tu sais où écrire en cas de besoin de s'épancher, tu seras comprise. bisous
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B
Je te reçois cinq sur cinq. Mais là, j'ai besoin de réel, pas de virtuel...
T
Bonsoir. Je vois à travers cet article que vous n'allez pas bien du tout. Je suis triste pour vous car je vous trouve formidable. Moi quand je vais mal, je me refugie dans la musique. C est la seul chose qui me reconforte. Sinan je tiens un journal ou j ecris tou ce qu il se passe par la tete. Dans tout les cas, quand je suis en deprime, je veux m'en sortir seul. Bon courage à toi!
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B
Tu es en retard de quelques articles, toi !
A
Et puis c'est doublement dommage qu'on soit trop loin parce que j'adorerai regarder les desperates avec toi.Pour me remonter le moral la semaine dernière parce que j'étais en pleurs et qu'a force de pleurer j'avais vraiment une tête de poisson, on m'a prêté la nintendo DS et c'est le seul truc qui m'a fait arrêter de pleurer. Sauf que je vais devoir la rendre et je risque de me remettre à pleurer parce que le moral en berne était masqué par la nintendo et quand je vais plus l'avoir, je vais pleurer à cause de cette vie de merde et en plus de la perte de la nintendo...
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B
Bon, voilà est accro à la nintendo maintenant !
A
je vais te dire que je comprends trop bien ce que tu ressens mais ça ne va pas faire avancer le problème. Pourtant, je pense que j'aurai pu écrire la même chose que toi mais avec beaucoup plus de fautes ( parce que vraiment de ce coté là, moi c'est de pire en pire).C'est vraiment dommage que nous vivions si loin l'une de l'autre parce que vraiment j'aimerai te rencontrer en vrai.je t'embrasse.
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B
Je n'ai pas l'intention de "faire avancer le problème" mais de le solutionner...Et tu ne fais pas tant de fautes de ça, toi...Et oui, nous vivons trop loin... mais qui sait ?