c'est bizarre toute même de ne pas savoir pourquoi je pleure.
Et pourtant je pleure.
Fred est passé, il m'a montré ses cicatrices, il m'a dit : "ce nest rien".
J'ai regardé, non ce n'est rien , comme d'habitude.
Comme d'habitude, ce n'est jamais rien.
Je regarde son crâne, il est ouvert. Ses mains, ouvertes.
Vite, vite, je vais chercher ma trousse de secours.
Je le soigne.
Comme d'habitude.
Comme d'habitude, je lui mets du baume au coeur, comme d'habitude, il me raconte son vague à l'âme, sa famille, comme d'habitude, je le soigne, un peu d'antiseptique par-ci, un peu de mots doux par là,
Comme d'habitude je l'écoute et comme d'habitude il ne m'entend pas.
Comme d'habitude il n'en fait qu'à sa tête et comme d'habitude il ne comprend rien.
Comme d'habitude, il s'en va et me laisse seule avec mon désarroi.
Et comme d'habitude je ravale ma souffrance.
Comme d'habitude je pense que cela n'est juste qu'une épreuve.
Comme d'habitude.