Je poursuis mon chemin vers ce quartier qui est à deux pas du carrefour de l'Odeon, avec son théâtre qui a été fortement occupé pendant les événements de mai 68.
La rue Mazarine, au fond le carrefour de l'Odeon et juste avant celui de Buci. Lorsque j'avais vingt ans, c'était un de "mes quartiers"... puisque j'habitais avec une nana rue Dauphine. Je faisais du théatre à l'époque et elle, était "michetonneuse"... Son surnom était "pitchoune". Si je pouvais savoir ce qu'elle est devenue celle-là !!!! C'était ma grande époque hippie-beatnik-baba-cool, fumeuse de joints, preneuse de LSD et j'en passe. Je faisais la manche, ou exerçait des petits boulots : Vendre "France-Soir" à la criée, dedieu que c'était lourd au départ la sacoche.., faire de la couture et/ou du ménage et/ou taper des textes sur une bonne vieille machine à écrire pour un écrivain rencontré à Saint-Tropez sous mescaline... je ne sais même plus son nom, arf ! Mais je vous parle d'un temps... qui remonte à environ 40 ans.... il y a prescription, n'est-ce pas ? Toujours est-il qu'il était bien plus facile d'être pauvre à l'époque et que les petits boulots, il y en avait à la pelle.
Alors hop, regardons cette fameuse rue Mazarine dans l'autre sens :

Tiens, le restau où Trinity et moi avons mangé après le vernissage. Je ne le savais pas en cliquant. Et puis ce cheval sur la gauche, quoi t'est-ce que c'est ?

... Pffff, caché par ce bus dont le terminus est "France" !!!!! Ouf, je suis bien dans mon pays, ça me rassure. Allez, passe-donc ton chemin joli "70"....
Aaaaaah, te voici donc cheval !!!! Tu as de drôles de pattes ! mais quelle est donc cette boutique à l'arrière ?
Et bien c'est la galerie où expose Michel (et de façon permanente). J'entre à l'intérieur. Un homme me saute dessus !
"si vous voulez pour le vernissage, c'est demain, d'ailleurs je vais vous donner un carton d'invitation".
- Pas la peine, merci, je l'ai déjà !!!!! Est-ce que je peux tout de même prendre quelques photos ?
- Non, non, demain vous pourrez faire tous les clichés que vous voudrez, là on attend un camion et nous sommes débordés....
Justement, c'est le bazar et le débordement qui m'intéressaient moi !
Je me colle à la vitre de l'extérieur et j'appelle Michel :
"Bonjour, je suis devant ta galerie...et tu sais quoi ? Je me suis proprement fait jeter !!!!" lui dis-je d'un ton hilarant.
Ce pôv Michel se fait du souci... Va-t-il y avoir du monde ??? Est-ce que cela va plaire ??? Comme beaucoup d'artistes, c'est un perfectionniste et il est légèrement un angoissé de nature. Alors, cela s'est bien passé à votre avis ???
Mais avant de vous montrer les quelques clichés du vernissage, j'ai encore d'autres trucs à vous montrer.
Patience, patience, comme d'hab.