Ce qui me vient au jour le jour.
C'est l'heure à laquelle je suis née, donc ça y est je suis rentrée dans ma cinquante-neuvième année.
Je me rappelle, pour mes 40 ans, avoir organisé une fiesta de dingue, dans un bar loué que pour cette occasion.. Au bord de la mer. J'avais une trouille pas possible que personne ne vienne. Bé tout le monde est venu, et les copains des copains aussi !
Tellement j'avais la trouille que je me suis faite attendre... et quand je suis arrivée, ouah... l'émotion a été très forte.
Dès l'entrée, il y avait une table avec tous les cadeaux. Putain de purée de cadeaux, tous plus beaux les uns que les autres.
Et le plus beau des cadeaux, c'est que tout le monde soit là.
On a dansé, on a bu du champagne, on a rigolé, on s'est raconté des trucs de la vie courante et puis on est tous parti dans une guinguette qui n'existe plus et quand je suis arrivée et que j'ai dit que c'était mon anniversaire et que je fêtais mes 40 ans, hop, champagne pour tout le monde. Oui, oui, véridique. Ce n'était pas la crise à l'époque.
Evidemment, d'autres ont consommé autre chose, que cela soit du café, du coca, de la bière, des boissons sans alcool ou avec, les billets sortaient des poches et cela faisait bien l'affaire du restaurateur.
Mais alors, il m'est arrivé une aventure de dingue.
Que je vous raconte un peu, sommairement.
Un pote à moi, qui habitait à 60 bornes, une fois rendu chez lui se rend compte qu'il n'a pas les clés de chez lui.
Il défonce sa porte et m'appelle le lendemain pour me demander le numéro de téléphone de l'endroit en question, histoire de voir si on n'aurait pas récupéré ses clés.
Je vais résumer. Ces clés ? Bé c'étaient des gamins du bar du départ qui les avaient fauchées, histoire de faire une farce et qui les avaient foutues dans la poche d'une autre personne.
Cette autre personne me téléphone et me dit : "J'y comprends rien, j'ai un trousseau de clés qui ne m'appartient pas et du coup je l'ai ramené au bar". Logique.
Sauf que ça fait beaucoup de kilomètres.
Rassurez-vous, tout c'est bien terminé, c'est moi, exténuée par la fiesta, qui ait fait l'aller-retour pour aller récupérer ces fameuses clés.
Merci les gamins !