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Campagne blog sans pub
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 01:35

 

 

faites vous vos bigoudis

 

passez la tondeuse

 

la vaisselle, bref de l'action..... ou alors regardez ce clip qui ne manque pas d'humour, et de l'humour, de nos temps, ma brave dame, il en faut.

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 00:57

L'autre soir, j'étais dans un bar et j'ai entendu cette phrase stuplide :

 

Si ce n'était pas que pour l'argent, je ne travaillerais pas.

 

Le travail est si réducteur ? On  bosse que pour le tric ?

 

On ne met pas de l'amour dans ce que l'on fait ? On fait ça comme ça et on se s'investit pas. Genre on plante des choux toute la journée et trois mois après on récolte les choux. On récolte les choux, on les met dans des cajots.

 

On ne peut pas vraiment mettre de l'amour dans ses gestes répétitifs

 

C'est un exemple. tous les trauvaux répétitifs nous usent. Dans quelque matière que ce soit.

 

Alors cette phrase m'a interpellé. Et les artistes alors ? Eux ils traivaillent pour ce qu'ils aiment même s'ils en chient pendant des années. Que cela soit un comédien, un chanteur, un danseur, s'il a la gnaque, il y a arrive.

 

ou alors il se retrouve à faire des macdo, mais il continue.

 

Allier le plaisir au boulot, c'est bien cela le must.

 

Dans quelques domaines que ce soit.

 

Moi j'ai tenté de percer dans la musique, la comédie et le cinéma. Cela fut un fiasco.

 

je me suis rabattue sur un vulgaire taf de secrétaire comptable. Dans lequel je ne me suis jamais éclatée.

 

 

j'ai raté ma vocation, tant pis. j'ai pas aimé le taf que je faisais, mais je le faisais consciensieusement. Des lignes de chiffres, des monceaux de factures à vérifier et à rentrer sur l'ordi, pfff quelle passion..

 

Mon truc à moi, jeune, c'était chanteuse et comédienne. Mes parents ne croyaient pas en moi. Fait des études, passe ton bac. Je n'ai pas eu mon bac. A 17 ans je suis montée à Paris, bien décidée à percer dans le métier. J'avais pas un rond et pas un appui. J'ai commencé par faire de la figuration parci parlà, et cela ne débouchait sur rien.

 

J'étais découragée. Pour gagner trois francs six soux, je faisais n'importe quoi. Vendeuse de journaux à la criée dans le métro, coututière et femme de ménage pour un écrivain, plein de petits boulots. Et puis j'étais dans une troupe de théatre : "la Mama de Paris". C'était bien et pas bien à la fois. c'était tellement rigouleux ! Et moi j'étais encore un peu fofolle. Je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout des répétitions. Je me suis faite virée.

 

J'ai pas aimé me faire virer car j'aimais beaucoup le boulot. Mais en même temps, j'avais commencé à fumer du shit et à prendre du lsd....Ca ma grillé.

 

De là, et pendant un an, je je faisais que prendre du lsd, un tout les jour. Je crois que cela a été la plus belle période de ma vie. Jusqu'au jour où j'ai dit STOP.

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 00:22

 

 

 

persildanslesdents 021

 

 

 

persildanslesdents 039

 

 

photos ratées que j'aime beaucoup

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 23:46

Et non, je n'ai rien de drôle à raconter.

 

Les jours passent, les semaines passent et ils se ressemblent tous.

 

Vous savez, lorsque l'on se réveille, on se dit ; "Chic, je vais aller à la boîte à lettres". C'est une occupation comme une autre.

 

Sauf que maintenant la boîte à lettres, c'es quoi ?

 

Un ramassis de pub qu'elle en dégueule.

 

Obligée de trier toute cette merde pour voir si par hasard, il n'y aurait pas une lettre égarée dans tout ce fourbi.

 

Et cela arrive !

 

Aaaaaaaaaah une carte postale ! Une vue et des gros bisous. Ouf cela fait du bien.

 

Sinon, factures, rappel de factures et autres merdes.

 

Taing, mais qu'est-ce qu'ils me font chier avec leurs pubs. Il y a just'à côté des boîtes à lettres une poubelle, bé tous les jours, elle est pleine. Les gens n'en veulent plus, ils en ont ras le bol.

 

Et pourtant, s'il y a tant de pubs, c'est que cela doit rappporter, non ?

 

Ptêt un pour cent des gens environ les gardent. Les ramènent chez eux et les lisent. Et sur ces un pour cent, ptêt encore un pour cent cochent des produits qui les intéressent. Ce qui fait un pour dix mille. Et sur ce un pour dix mille, combien vont se déplacer dans le magasin ?

 

Evidemment, ils ne vont pas QUE acheter ce qu'ils ont vu dans la pub. Aaaaaaaaah du saucisson pas cher, hop dans le caddie. Ouh des chaussures à bas prix, justement j'avais envie d'une nouvelle paire de basket, hop dans le caddie. Aaaaaaaaah ma petite nièce qui vient d'avoir six mois, regarde-moi si c'est pas trognon, et rak dans le caddie.

 

Résultat des courses, tu es juste venu pour la promo, et tu te retrouves à la caisse avec un caddie plein.

 

Un pour dix mille, ils sont gagnants. Ils t'ont attiré avec une merde et tu t"en sort pour 500 euros cash...

 

Si la pub ne rapportait pas, ils n'en fairaient pas, hein ?

 

Le ciblage.

 

Bé on cible large et ça rapporte.

 

Un pour dix mille, c'est mon calcul.

 

Ce qui veut dire, en gros, qu'ils distribuent dans au moins cent mille boîtes.

 

Moi je dirais bien cinq cent mille. Ils inondent la ville entière et les environs. Et ils s'accoquinent avec leur concurrents pour distribuer ensemble. Ainsi, on trouve dans nos boîtes tout un paquet entouré d'une autre pub.

 

Et attention aux fraudeurs !

 

Car les distributeurs ne sont pas chers payés mais sont surveillés. Exit ceux qui mettent tout le paquet au pied de l'immeuble. Non, non, non. Faut mettre dans les boîtes.

 

Comment ils font chez moi, je n'en sais rien, puisqu'il faut un passe. Ils ont tous un passe.

 

J'ai jamais vu comment ils faisaient. Je ne dois pas être réveillée à cette heure-là. Et puis mes fenêtres ne donnent pas sur l'entrée.

 

Mais alors, lorsque je croise un voisin au moment où l'on ouvre les boîtes, c'est la même réflexion : "ras le bol les pubs!"

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 03:10

....Tu fermes ta gueule.

 

Tu ne téléphones à personne.

 

Il y a du bruit partout ? Tu ravales ta salive.

 

T'as envie de parler ? Tu te parles à toi même.

 

T'as chaud ? t'ès pas bien ? Tu prends sur toi.

 

T'as une bière dans le frigo ? Ouais bof, t'as même pas envie d'aller la chercher.

 

Tu penses.

 

Mais qu'a-tu fait dans ta vie, hein ?

 

Abandonnée vers trois ans, élevée deci delà jusqu'à onze ans, soit par la grand-mère, soit par des parents nourriciers, un manque d'amour total.

 

Le père me prend avec sa femme. Et entre elle et moi, ça ne passe pas, mais alors pas du tout. Elle ne m'aime pas et je ne l'aime pas et cela dure des années.

 

Et le père ne fait rien pour que cela s'arrange. Il n'est jamais là.

 

Le seul moment où je peux le voir, c'est le dimanche matin. Là c'est le bonheur total. Je vais dans le lit conjugal et je me love contre lui. Je vire la belle-doche qui fait du ménage ailleurs.

 

C'est notre moment privilégié. Il se lève et reste en pyjama et descend dans la cuisine. Il adore faire des petits dèjs genre à l'anglaise tout en mettant de la musique et moi je le suis.

 

Sur le gramophone, j'ai le droit de choisir ce qui me plait. Alors je choisis. Bon deux morceaux, ça va vite.

 

Vous savez, c'est le temps où l'on choisissait 33 ou 45 tours. Avec l'aiguille qu'il fallait mettre bien au bon endroit.

 

Pendant ce temps-là, feu mon  père commençait à faire fristouiller des oeufs au plat.

 

Mais pas que !!!

 

Il avait déjà mis des tartines dans le grille pain. Et commencer à préparer mon chocolat chaud tout en se faisant son café.

 

Et on déjeunait ensemble, c'était la fête, sauf lorsque la belle-doche arrivait.

 

Elle me coupait l'ambiance.

 

Fini nos petits apartés, elle était là et je n'existais plus.

 

une heure et demie environ je l'avais pour moi par semaine, et le reste du temps, rien, walou, nada.

 

Jamais il venait me border (c'est une expression), jamais il venait me voir dans mon lit, elle encore moins, et je me sentait archi seule.

 

Alors j'attendais toujours ces moments de connivence du dimanche matin.

 

C'était si court.

 

Il mettait du Brassens ou du Brel. Je ne comprennais rien à l'époque. Mais je voulais être avec mon père.

 

Il ne parlait pas trop mais était heureux de partager ce petit moment avec moi.

 

Moi je ne souhaitais qu'une chose, c'est que ma belle-mère dorme encore plus et nous laisse profiter.

 

Bé non, cette conne, elle ne nous laissait pas profiter.

 

Voyez, aujourd'hui j'ai 60 ans et je me souviens de ces petits détails.

 

Mais un détail qui me revient dans le coeur, c'est le jour de sa mort.

 

Cette salope, elle ne m'a pas laissée me recueillir sur son corps.

 

il était dans la chambre mortuaire. Chaque personne étant partagée juste avec un rideau.

 

Je rentre, je le vois. Tout gonflé. Je voulais me recueillir. Rester avec lui au moins cinq minutes. Bé non, cette salope de connasse a dit derrière le rideau "ça suffit maintenant".

 

Toute ma vie avec mon père elle m'a pourrit la vie, et à ce moment crucial, elle me l'a encore plus pourrit.

 

Franchement, je ne comprends pas, dans ces instants aussi précieux, que l'on ne puisse pas laisser les personnes se recueillir. Surtout moi sa seule et unique fille.

 

Elle m'a pourrit.

 

Et puis s'en est suivi l'enterrement. Bé comme j'étais sa fille unique, j'étais dans le corbillard avec elle. Mon père dans la boite derrière. Bé elle s'énervait parce qu'il  y avait des embouteillages. Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre des embouteillages dans ce cas-là ? C'est ce que je lui ai dit. C'est le dernier voyage.

 

Moi au contraire, je voulais que cela dure le plus longtemps possible. Je sentais le corps derrière et surtout son esprit. J'avais envie d'être calme. Ma belle-mère était excitée comme une puce. Evidemment, il y avait rendez-vous au cimetière. Grrrrr et pfffff.....

 

Tout était programmé.

 

bon c''est sûr, si on dit à des personnes qui viennent de loin que l'enterrement aura lieu à 14f30, et qu'à 15h le corbillard n'est toujours pas là, ils s'impatientent les pauvres.

 

Ils sont là, ils sont vieux, à peine ils se connaissent, il n'y a pas de buffet, pas de petits fours ni de champagne, bref, ils s'emmerdent.

 

Ah enfin on arrive. Bé cela a été vite fait.

 

Je me rappellerai toujours du bruit de la corde qui fait descendre le cercueuil. Et ils le descendent en biais. Une fois dedans ils enlèvent les cordes, ils ont fini leur boulot, au revoir.

 

Commence la cérémonie du recueil. Chacun passe avec une fleur et dit un truc. J'avais tellement de larmes que je n'ai rien dit.

 

J'étais bouleversée et seule alors que cette pute de belle-mère était superbement entourée.

 

j'arrête là car cela me fait remonter des très mauvais souvenirs dans ma mémoire.

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 00:09

Non seulement il faut que l'aille chez le dentiste, mais aussi me faire une prise de sang. Je ne crains ni l'un ni l'autre.

Alors franchement chez le dentiste, je sais très bien ce qu'il va me faire. C'est un vieux composite qui se fait la malle. Bon ce n'est pas une partie de plaisir, mais mon dentiste est gentil et pro. Ce qui m'étonne c'est que c'est la troisième fois qu'il me la fait cette dent, pffff..

 

Je vais en profiter pour me faire faire un détartrage.

 

Si je pouvais arrêter de cloper après, cela serait top.

 

J'ai envie en plus.

 

Le truc, c'est que je ne croise que des gens qui clopent. Et que si je ne clope plus, je je vais plus les croiser. Je me connais, je ne vais pas supporter.

 

C'est comme arrêter de boire.

 

pas boire et pas fumer.

 

Ce serait la liberté, hein ?

 

ouaih mais pas boire et pas fumer c'est changer tous les amis. Et c'est là où c'est dur. Pas boire à la limite, tu bois un truc sans alcool c'est facile. Mais pas fumer ? quand tu es accroc depuis des années. que cela fait parite de la conversation, comme le verre.

 

Non tu fumes plus et tu ne bois plus. Et tu peux pas car tu as six bières dans ton frigo et la moitié d'une cartouche.

 

Alors tu te dis, non mais tu te dis : Tu bois les bières, ok, tu fumes toutes les clopes, ol, et après basta.

 

tu te fais le pari avev toi même. Après c'est fini.

 

Après c'est jus de fruit et flotte, flotte et flotte.

 

pour la clope, c'est inspire et expire, exercice de yoga à donf.

 

Pour l'instant je n'y crois pas une seconde, mais il va falloir.

 

J'en peux d'être dépendante de l'alcool et de a clope.

 

Je me libérer.

 

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 21:07

Que voulez-vous que je vous dise ?

 

Je suis d'une tristresse....

 

en plus, j'ai mal à une dent.

 

Et mon dentiste avec qui j'ai rendez-vous le 22. On n'est que le 12. 10 jours à attendre. Bon c''est rien du tout. Rien qu'un composite qui se fait la malle. Mais bien sûr, sur une dent de devant.

 

Celles qui sont remboursées par la Sécurité Sociale.  Celles qui font partie du "sourire". Incisives et canines. Quelques prémolaires mais pas toutes. Juste celle qui jouxte la  canine, et encore plutôt celle du bas. Chez le dentiste, ils ont des barêmes bizarres. C'est pour cela que je l'aime mon dentiste, il ne travaille pas "à la louche". Il il me suit depuis plus de dix ans. Il en a ras le cul de bosser et là, je vais le retrouver, rentrant de vacances. Souvent, il m'installe sur le fauteuil et il tchatche. Bla bla bla et bla bla bla, avec son masque, alors que moi je suis tranquillou dans la position de la personne qui va se faire voire la bouche, c'est jamais une partie de plaisir, hein. Et il me raconte des trucs dont je n'ai rien à faire ! Allez monsieur, si on travaillait ?

 

La discussion s'arrête. Il travaille. C'est cool, quand il bosse, il ne parle pas. Et toi, pauvre petite chose, tu es totalement abandonnée à ses désirs. Tu as les pieds et les mains qui tremblent, t'es mal.

 

"Ne bougez pas, c'est bientôt fini".

 

Fini ??? C'est là que ça commence !

 

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ zouing ne bougez pas.

 

zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzouing c'est bientôt fini.

 

un petit coup de zing par ici et hop il te dit :

 

"Gardez la machoire ouverte, je vais prendre une empreinte".

 

bon on a le droit de cracher entre temps, ouf.

 

Non c'est pas si terrible que ça, le dentiste. Faut juste y aller avant d'avoir mal.

 

Mon dentiste il est génial, car même si j'ai eu mal, il a su me piquer là où il fallait. Sans aucune hésitation. Hop, trois minutes et après vous ne sentirez rien. Je ne crains pas les piqures, alors que j'ai des potes, ils sont allergiques, merde. Moi, presque, j'aime.

 

Trois fois je me suis faite opérée ces derniers temps et trois fois j'ai eu rendez-vous avec l'anesthésiste. On ne sait jamais, des fois que le coeur lache.

 

J'adore être anesthésiée ! La dernière fois, c'était juste pour vingt minutes. On te met dans un box, on te demande de te dévêtir et de revêtir le truc laid. Tu ne t'appartiens plus, tu abandonnes toutes tes choses précieuses dans le box. Un mec dans le couloir fait la sécu. On raméne les gens ensommeillés et on amène les gens qui vont dormir. C'est un sacré va et vient. Entre temps, des personnes nettoient tout.

 

Toi, tu le laisses guider. tu n'es que de la viande. Anesthésiée, tu oublies tout et tu te réveilles dans ton box. Quelqu'un passe pour dire "tout va bien, ne vous inquiétez pas" et cinq minutes après, t'as les résultats dans la main et on t'indique la sortie. Et c'est là où tu as envie de parler, et c'est là où il n'y a personne.

 

Sauf si tu as un gentil accompagnateur qui a attendu.

 

Sinon, t'es dans la merde !

 

Tu te retrouves seule au monde, avec tes résultats dans une main et tu ne sais pas où aller.

 

T'as qu'une envie, c'est voir des potes, sentir le sourire de l'amitié.

 

Bé non, rien, nada, t'es seule. Et demerde-toi.

 

Bé tu te démerdes. Tu t'assieds sur un banc en pierre pour reprendre tes esprits, réfléchis à la situation, envisage comment il faut faire pour rentrer chez soi, si on a un chez soi, car à l'époque je n'en avais pas vraiment.

 

Alors que sept ans durant, j'habitais un faux F4 de presque 100m², je me suis retrouvée à la rue. Alors j'allais deci de là par ci par là. Des fois j'en rêve encore de cette période où j'étais si mal. Cela fait maintenant onze ans que j'habite mon grand F1, bé il m'arrive encore de faire des rêves où je tombe du lit, où je ne suis pas chez moi, où j'ai peur, où on me viole, on me frappe, on me pille.

 

J'ai toujours aussi peur. Je ferme ma porte à double tours et je sursaute au moindre bruit.

 

Dehors, pas loin de l'épicerie, des gens crient. J'entends au loin des bébés qui hurlent.

 

Et des chiens qui aboient. Mais la caravane passe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 23:44

Ecoutez, j'ai passé trois jours magnifiques avec mon fils.

 

Que je vous raconte un peu tout par le menu.

 

Arrivé vers minuit le jeudi soir.

 

On se tient au jus par téléphone. Du coup, j'avais tellement envie de le serrer dans mes bras que j'ai fait une exception, à savoir ne pas sortir à cette heure-là. Bé je suis sortie pour l'accueillir au tram.

 

Raaaah la la, dès que je l'ai vu dans le tram, mon coeur s'est mis à battre !

 

Et dès qu'il est sorti, on s'est serré fort dans les bras. Contents mais alors contents, j'en avais les larmes aux yeux.

 

Lui aussi, un peu.

 

On a marché jusque chez moi et Bébert était à sa fenêtre. "Hello, coucou, alors tu viens dormir chez moi ce soir ?"

 

"oui, oui, on mange un morceau et on arrive".

 

J'avais fait du gaspacho. Mon fils a adoré. Pis il était plus d'une heure du mat, allez zou, chez le voisin, avec les draps, l'oreiller, pour lui faire un gentil nid douillet dans la chambre d'ami de chez Bébert.

 

Le lit installé, fils est parti se coucher presque aussitôt et Bébert et moi, on a discutaillé jusqu'à cinq heures du mat !

 

Puis on s'est quitté, Bébert est allé se coucher et je suis rentrée à la maison, mais moi, je n'avais pas envie de dormir. Alors j'ai passé une nuit blanche. Un peu d'ordi, un peu de ceci et de cela, j'attendais mon fils.

 

J'aime bien le nourrir cet andouille. Il a du débarquer sur les coups de 10h30. Dieu qu'est-ce que ça bouffe un fils de 34 ans ! Deux énormes bols de céréales plein. Et comme j'avais envie de glandouiller, mais sans dormir, lui il avait envie d''aller se balader. Va mon fils, va, voici les clés d'ici et de chez bébert, ainsi tu peux aller et venir à ta guise.

 

Sur les coups de 16h, je lui téléphone. Téou kéketu fais ? Bé je suis au polygone, je cherche des bermudas, mais c'est archi cher. Alors, monte à Odysséum, ligne de tram 1, tu as une grande surface et tu trouveras moins cher.

 

Il y va et revient tout content avec deux bermudas à 8 euros pièces. Un rouge et un bleu. Et il a toujours la bougeotte et a envie d'aller à la plage. Je lui indique comment faire pour s'y rendre et lui file une serviette de bain.

 

Et j'attends, j'attends, j'attends, j'attends, j'attends. Purée, je me suis fait un sang d'encre. "Et il est parti avec sa sacoche, et il est parti se baigner et quelqu'un lui a tout piqué et il fait du stop pour revenir..." Des trucs de mère inquiète quoi !

 

Entre temps, j'avais fait un nouveau gaspacho, miam.

 

Il rentre et me montre le drap de bain, tout taché. Devinez un peu ? Bé il est allé se baigner avec son nouveau bermuda bleu, il s'est assis dessus et... bé il déteint !

 

Et j'avais décidé de faire des falafels.

 

Les falafels étant des galettes végétariennes, à base de pois chiches et/ou de fèves, avec des épices et des aromates.

 

Je mets les pois chiches et les fèves à tremper et zou, le lendemain samedi, allez au marché.

 

Quel délicieux marché que ce marché de plan cabannes. Mon fils en rentrant me dit : "mais c'est dingue, ils ne crient pas ici, par chez moi, c'est "allez allez allez un euro un euro euro, à tue-tête".

 

Mon fils étant végétarien, on a acheté plein de légumes et de salade en tout genre et je voulais absolument assurer avec les falafels, que je n'avais jamais faites de ma vie.

 

Et vas-y que je te sors le gros blender, que je lui demande de couper des oignons, préparer la coriandre fraiche, le persil frais et que je commence à mixer. Taing de mixer.....zzzzzzzzzzzzz un bruit de merde et rien ne se faisait. Bon on a bien mis une heure avant que la prépa soit faite. Ah oui auparavent, en revenant du marché, on est tout de même passé à Carrefour Market acheter de l'huile d'olive, des jus de fruits, du pain et je ne sais plus quoi encore.

 

Et on a commencé les falafels. Tudieu, on en a chié mais alors qu'est-ce que c'est bon. Du coup, on en a fait toute une ribambelle, y compris pour Bébert et un autre pote. On sort dehors avec deux falafels bien chauds, à déguster sur place, merde !!! C'est le ramadan ! Range ta cuisine et va plus loin, pffff....

 

Sinon, mon fils étant musicien, bé on s'est bien éclaté à chanter sur des karaokés. Des fois on chantait faux, des fois on n'était pas dans le rythme, mais on ne reprenait. et on s'est bien amusés.

 

Et l'heure du départ, le lundi à 4h30 du mat, a sonné. Son train était vers 5h30 mais à cette heure-là pas de tram. Donc une demi-heure de marche jusqu'à la gare.

 

On se quitte vers 4h45 après moultes effusions, et je t'aime et bon voyage.

 

Et je lui avais dit : "tu suis les rails de la ligne 3" pour aller jusqu'à la gare.

 

Bé vous savez quoi ?

 

Il a suivi les rails de la ligne 4 et s'est retrouvé à perpette les olivettes. Il a bien essayé de faire du stop, mais personne ne l'a pris, alors il a couru comme un malade et a eu son train de justesse !!! Pour reprendre le taf à midi.

 

Depuis j'ai lavé le drap de bain, bé la tache bleue est toujours là.

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 21:57

..... pour être lue que par quatre personnes ?

 

Deux qui sont abonnés, et deux qui passent par hasard.

 

Enfin je suppose que je suis lue par d'autres gens, mais qui n'ont pas envie de laisser un commentaire, ou à la limite, ils ne savent même pas comment il faut faire.

 

Peu importe.

 

Je suis tout de même dégoûtée. Au début de la bloguosphère, c'était tout beau tout neuf, tout le monde allait voir les autres.

 

Maintenant, il y a une lassitude qui s'est installée. On ne se cherche plus les uns les autres. On a fait son petit cercle d'amis et on s'en contente. Comme dans la  vraie vie.

 

Et comme dans la vraie vie, je n'ai que trois ou quatre amis.

 

Bé vous voulez savoir quoi ? Bé je préfère avoir trois ou quatre amis, mais des vrais, plutôt qu'une pléthore de gens qui vienne te lécher les bottes.

 

Car il m'arrive, et très souvent encore, de lire une foultitude de blogs, et de lire les commentaires.

 

En résumé, c'est ça :

 

Ton blog est super. Je pense comme toi. Gros bisous.

 

Bon c'est sympa. Mais c'est comme ci je dis "bonjour madame" à la boulangère, et "au revoir madame et merci" à la boulangère.

 

Ça vous est déja arrivé de faire des gros bisous à votre boulangère ?

 

T'imagine, n'importe qui dans la rue, "je te fais des gros bisous".

 

Bé pourquoi ? Bé parce que sur internet, et sur les blogs, on se fait des gros bisous. C'est même pas des petits bisous, non, ce sont des gros bisous.

 

A propos, je ne sais pas si dernièrement vous avez regardé la télévision, et les gens qui s'embrassent. Bé ils ne s'embrassent pas. Soit ils sont trop maquillés. Et alors ils s'éffleurent juste du bout du museau. Même pas, c'est même pas ça, ils s'éffleurent juste du bas de la joue. Et des smacks en l'air.

 

Alors qu'un vrai bisou, sonnant et trébuchant sur une bonne joue, ah que ça fait du bien, non mais ! C'est ça un vrai bisou. Sur la joue. Et que ça claque et que l'on est content de partager. Et que l'on sente l'effet du bisou de l'autre. Et que l'autre sente l'effet du nôtre.

 

UN VRAI BISOU QUOI.

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 09:08

c'est-y pas beau ça !

 

Pas un nuage.

 

Ou alors si évaporé qu'il nous plaît. 

 

Mais savez-vous que quand vous étiez sous la pluie, bé ici elle manque horriblement.

 

Si seulement on pouvait se la partager.

 

Mais les touristes ils sont contents. Ils bronzent, c'est le Sud. Ils se gorgent de vitamine D, celle qui manque lorsque l'on est dans la grisaille.

 

Il fait super beau mais voilà le vent !!! Les plagistes doivent se prendre plein de sable dans la figure, Ah ils voulaient du soleil et du sable chaud ? Des chichis et le bruit des vagues. Des petites vaguelettes qui leur lèchent gentiment les pieds, rien que pour s'habituer à la témpérature de l'eau. La mer est bonne, mais elle légèrement agitée ! Alors de petites vaguelettes, on ne va pas aller trop loin, car après ce sont de gros roulaux. Certes, ce n'est pas l'Atlantique, avec ces bonnes odeurs d'iode ; ni le Pacifique, que je n'ai jamais visité.

 

Mais quand il y a le Mistral et la Tramontane ensemble, bé cela fait des tourbillons. Et la Mediterranée, toute gentille qu'elle soit, lorsqu'elle prend les tourbillons, bé c'est une mer, bonne mer. Même que j'ai failli m'y noyer.

 

Vi vi j'ai failli. J'étais allée nager loin, mais loin, jusqu'à la bouée. Lorsque soudain, j'ai vu des gros nuages arriver. Et rapides en plus. Et la mer était en train de se facher, prendre tout l'air et faire d'énormes vagues. Vite, vite VITE, j'ai nagé le plus vite possible que j'ai pu. Et plus j'avançais vers le bord, et plus les rouleaux voulaient m'engloutir vers le bas. Je n'arrêtais pas de boire la tasse alors que j'étais à trentre mètres du bord.

 

Heureusement que j'étais une bonne nageuse. J'ai mis toute mon énergie et mon savoir-faire pour sortir de ce marasme.

 

Je suis arrivée sur la rive en loque. Et très loin de mon point de départ tellement j'avais été déportée. J'étais venue avec deux amis et ils me cherchaient comme des malades. Ils me croyaient noyée. J'ai bien du faire 500 mètres à pieds avant de les retrouver. J'étais totalement crevée.

 

Bé vous savez l'accueil ? Je me suis faite engueulée comme du poisson pourri. Au lieu de me réconforter, moi qui venait de subir les vents et les marées, ils m'ont passé un de ces savons ! Normal, ils étaient deux mecs, bien machos en plus. Et j'étais la seule sirène. Mais surtout ils avaient eu peur pour moi. Et j'avais mis un sacré temps pour sortir de l'eau. Ils croyaient que je m'amusais peut-être. Dès que je suis sortir de l'eau, hop sur une moto. Et raouh à la maison. Je crois que j'ai pris une douche et suis allée me coucher. Epuisée j'étais. J'ai failli mourrir. Franchement ce jour-là, j'ai vu la mort de près..

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