Mercredi 6 janvier 2010
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Lui au moins, il m'est fidèle et peu lui importe mes humeurs.
Je n'en dirais pas autant de Fred, dont je n'ai pas de nouvelles depuis ce fameux soir du réveillon de Noêl... à part qu'il est venu récupérer les trucs qu'il avait laissés ici (portable, clé
USB...) et qu'il m'a fait une grosse leçon de morale comme quoi je ne savais pas gérer l'alcool, mais que lui si.
Alors là, c'est plus fort que le roquefort.
Dans mes onze années de vie auprès de lui, je l'ai vu dans des états, nondidiou...
Combien de fois il est tombé, ici ou là, en cassant tout sur son passage et du haut de ses 1,98 mètre(s), croyez-moi, cela provoque des dégats.
Mais il ne se rappelle de rien. walou, nada.
Donc c'est moi la fautive.
Ces derniers temps, je crois que c'est ça qui nous tue, c'est le fait de se rejeter la faute chacun sur le dos de l'autre.
Moi, je n'arrêtais pas de le seriner en lui disant que j'avais besoin de tendresse, de preuves d'amour et tout le bastringue et qu'il ne m'écoutait pas ; et lui, il n'arrêtais pas de me seriner en
me racontant ses problèmes de fric, ses relations avec sa famille dont parfois je n'ai rien à foutre, puisque je ne suis pas acceptée en faisant partie (c'est français ça ? bon tout le monde a
compris). Normal, je ne rentre pas dans le cadre, nous ne vivons pas ensemble, ne sommes ni mariés, ni pacsés, n'avons pas d'enfants ensemble, et ragnagni et ragnagna et blablabli et
blablabla..
Pourtant je l'ai appelé pour lui dire que j'avais reçu son cadeau, commandé sur internet, un APN pas cher, certes, mais qui va aussi sous l'eau et comme il en voulait un, je l'ai acheté pour
qu'il puisse faire ses premiers pas dans le monde du numérique.
Ouais, il m'a dit qu'il passerait... un jour...
Allez, revenons au Pelucrou.
Bah tiens donc, rien de tel qu'un bon rayon de soleil pour que monsieur en profite. Et pas n'importe
où.
C'est tellement mieux sur mon lit, surtout lorsqu'il est encore défait.
Nan mais regardez-moi cette larve !
Allez, souris (ou sourie ou sourit, je suis fâchée avec la conjugaison à l'impératif)
c'est pour le blog !
Oups, il a bougé, incroyable, attention, cela va être un grand moment.
J'ouvre le deuxième oeil et délicatement...
... je décide de me remuer un tout petit peu...
Hop je sors une patte, ensuite je m'étire vite fait et je me
retourne.
C'est que j'aime le bronzage intégral moi. Allez fichez-moi la paix, je retourne dans mon
sommeil.
Et voila.
Ya plus de soleil et monsieur est toujours en boule sur mon lit défait pas fait.
Et il dort, comme d'hab.
Parfois il mange, il boit et puis il dort.
Parfois il sort un peu et dès qu'il est rentré, pfffff, il dort.
C'est un intégral vieux pépé. En général, je le mets dehors le soir pour le récupérer le matin, dès que j'ouvre mes volets, il me miaule sous mes fenêtres, je lui dis "viens, j'arrive pour te
chercher", hop, il fait le tour et se plante en bas, devant la porte d'entrée et attend que je lui ouvre, puis se dirige direct vers l'ascenceur ; dedans, il me fait un miaou du style "bonjour", je
lui réponds "bonjour mon Pelucrou" avec une caresse sur la tête, c'est le rituel. Arrivés au 3ème, il fait ses quelques marques habituelles, entre dans la maison et va direct à la cuisine, il sait
et il attend son petit sachet du matin.
Aujourd'hui, le rituel a légèrement changé. Et ouais. Pas de sortie nocturne. Il faisait trop froid et monsieur n'avait vraiment pas envie de sortir. Mais lorsqu'il reste là la nuit, je suis
obligée de lui laisser un espace ouvert pour qu'il puisse aller sur le balcon. Alors je ferme le chauffage et me munis (ou munie ?) de double couettes. (naaaaaaan pas Sheila !)
Mais dès 6h30, fidèle à lui-même, "mi mi miaou" et encore tendrement "miaou". Ouais, ça va, j'ai compris, il veut son petit sachet de bouffe. Allez, je me lève pour lui donner, en profite pour me
préparer mon café. Il bouffe et puis après... monsieur a envie de sortir. Go mon gars, sors (ou sort, je ne suis toujours pas fortiche en conjugaison dans l'impératif).
Je me mets sur l'ordi pour commencer à visualiser les propositions de la commu "musique à coeur ouvert", je commence à chanter et le tampax, euh, le temps passe... si vite ! J'ouvre les volets et
immanquablement, "miaou". Ça va mon pelucrou, j'arrive pour venir te chercher.
Zou, direct, il va se coucher.
Quelle belle vie tout de même il a ce chat. Et sa vraie proprio qui me fait toujours la gueule parce qu'il ne va plus chez elle.
Qu'est-ce que j'y peux, moi, s'il a décidé de déménager ? Surtout qu'il est libre (ouais comme Max). C'est lui qui a voulu élire domicile chez moi. Elle, elle habite un rez-de-chaussée, alors cela
lui serait bien plus facile pour rentrer. Surtout qu'elle a d'autres chats, donc elle laisse aussi un espace pour qu'ils puissent rentrer et sortir à leur guise.
Je me dis que parfois la nuit, il doit bien aller y faire un petit tour. Bof, je me dis qu'ils se rencontrent plutôt dehors, en terrain neutre.
Et puis je me dis aussi qu'avant c'était "LE ZE CHAT DU QUARTIER", le maître, celui que tout le monde respecte. Peut-être est-ce toujours le cas, va savoir. Car la nuit, il ne dort pas, j'en ai eu
la preuve. Comme je vais souvent aux toilettes, je l'ai vu, planté devant la baie vitrée avec son petit espace ouvert, reniflant l'air du dehors. Alors ptêt que même de chez moi, il communique avec
ses congénères, via des ondes que l'on ne connaît pas, nous les humains, qui n'avons pas du tout la même perception qu'eux et surtout pas le même odorat.
En tous cas, j'aime tous les rituels qu'il me propose ou m'impose. Mais des fois, je suis bien obligée de lui montrer que c'est moi la maîtresse des lieux. Et j'avoue qu'il est très conciliant.
C'est un chat pas chiant.
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Publié dans : Rubricachat
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