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Mardi 7 juillet 2009

Communauté : Miss Foulard
Pour mémoire, il faut bien se rappeler que notre rencontre est partie de cette idée, se rencontrer pour aller se faire un trip nostalgie vers nos racines respectives. Le vernissage de Michel Giliberti est venu se greffer dans l'aventure.

Je dois vous dire que comme j'ai été l'instigatrice de toute cette histoire, si je nomme ce voyage "ma bonne étoile", c'est que cela fût comme un puzzle et que toutes les pièces se mettaient automatiquement à leur bonne place.
Je devais faire ce voyage. Pendant son organisation, j'ai eu une telle impulsion que j'ai organisé bien d'autres éléments que vous allez découvrir par la suite. Je n'ai pas trop eu besoin de coordonner, tout se coordonnait systématiquement.
Mais quand même, j'ai senti qu'il fallait booster certaines choses, comme-ci cette "bonne étoile", si je la voulais, il fallait tout de même que j'y mette du mien, alors j'ai mis du mien et cela a payé.

Trinity (Gernaine) et moi partons donc de ce cimetière pour aller dans son terrain à elle. On fait deux fois le tour de la Place Marquis, on redescend l'Avenue Henri Barbusse, je remate à gauche la maison de feue ma mère, elle me montre, plus bas, la maison de son oncle en travaux, et hop, elle tourne à droite. Elle est déjà toute émotionnée...

Elle va revoir la maison de ses grands-parents qu'elle n'a pas vu depuis... ouh.... quelques décennies. En se garant, elle me dit  : "Ça va, tu vas pouvoir marcher ? car après nous allons aller (hum, c'est français ça ?) voir la rue où habitaient mes parents".

- Ecoute, on descend, et on verra bien.

Trinity m'avait déjà expliqué que cette maison avait été construite par son grand-père, italien et maçon de métier, et qu'à l'époque, il avait prévu un étage tout entier pour ses parents. Tiens, je ne sais même pas si c'est pour son fils ou sa fille. Bon, on va dire son fils et sa femme, Trinity était la fille de ce couple. Hum...

Cette maison, fort grande, a été transformée en "ESAT", ce que l'on appelait anciennement un "CAT", Centre Adapté pour le Travail. De par ce fait, il nous est facile d'y pénétrer. Mais avant, alors que nous sommes encore dans la rue, Trinity me montre un détail très signifiant pour elle : la batisse d'à côté comporte une toute petite fenêtre. Et par cette fenêtre, les personnes de l'époque échangeaient ce dont ils avaient besoin... Je manque de pâtes, toi d'huile, allez zou, on se passe tout cela par ce petit endroit.

On sonne et on se présente et Trinity explique notre venue. Nous sommes très bien accueillies. Trinity retient ses larmes. Nous commençons la visite par le jardin. Tiens, un arbre a disparu, un abricotier je crois... Trinity commence à discuter du passé, de qui a acheté et quand.. bon, je suis la conversation, mais cela m'embrouille un tantinet l'esprit, pas grave. Et je sens que Trinity, dans son for intérieur, n'a qu'une envie, c'est de visiter la maison en entier. Et nous sommes invitées à prendre l'escalier... En grimpant les marches, alors qu'il y a une superbe rampe en bois, elle dit "oh, les marches ont été recouvertes, quel dommage, elles étaient en bois, comme la rampe". On lui rétorque qu'avec les handicapés, ils ont dû les transformer. Je remarque "les pommeaux" , je n'ai pas le bon vocabulaire. Je m'explique : L'escalier ne toune pas en rond mais en carré et à chaque demi-étage, la rampe est surmonté d'un joli pommeau, je ne sais comment dire, superbement bien travaillé mais très simple. Qu'il est doux de passer ses doigts sur un travail aussi bien façonné. Quand Trinity était gamine, elle a bien dû, elle aussi, passer ses petites menotes sur ce joli ouvrage...

Premier étage. Toutes les pièces sont des bureaux. Trinity reconnait la cuisine, le salon, et sa chambre de gamine...

Deuxième étage (là ou devaient habiter les parents de Trinity, dans le rêve de son grand-père, mais ils ne s'y sont jamais installés). Bah ce n'est plus pareil. Cela a été transformé en une salle pour les handicapés, si mes souvenirs sont bons.

Hop, nous redescendons et visite du rez-de-chaussée. Plein de handicapés bossent. Ils font du cartonnage je crois, enfin un truc lié à l'imprimerie, je ne me suis pas trop attardée sur la chose...

Perso, je sentais que nous prenions du retard sur le timing.

Trinity est en plein dans ses souvenirs d'enfance... et elle raconte que lorsqu'elle était gamine, habitant juste à côté, elle venait dans cette maison en tricycle avec son lapin, et oui ! Il n'y avait pas de voitures, tout le monde se parlait, le quartier était rempli d'italiens et d'arméniens et le soir, chacun sortait des chaises et cela discutait dehors.

voici un copicolle d'un détail qu'elle m' envoyé par mail :

"non je ne vois pas de détails particuliers à ajouter, l'histoire de mon tricycle et de mon lapin est l'un des meilleurs souvenirs, tout comme le fait que nous habitions dans un quartier où à l'époque il y avait beaucoup d'italiens et d'arméniens et que nous formions une communauté bien sympathique.

Les gosses pouvaient encore jouer sur les trottoirs il n'y avait pas la circulation, c'était un chouette quartier, et les soirs les "mammas" sortaient leurs chaises sur le trottoir et tout en tricotant elles bavardaient."



Bref, c'était l'entr'aide du bon vieux temps.

Après les salutations d'usage, nous partons vers la rue où habitaient ses parents. Et c'est là où j'ai rigolé un peu. Normal. Cette rue est vraiment tout près. Alors oui que je peux marcher ! Pas besoin de prendre la voiture... C'est parce que dans les souvenirs d'enfance, tout nous paraît plus grand !


Je sais, cette photo n'est pas nette, mais pour moi, elle est chargée d'émotions.

D'un pas allègre, elle va vers ses racines. Et à un moment, elle se trompe, hi hi !!


Elle croit que c'est celle-ci, qui aurait été totalemant changée, mais non.

Elle est juste après, enfin, à quelques maisons plus loin.. je n'ai pas de photos du lieu. Pas envie, je l'écoute me parler de son enfance, de là où était sa chambre, et par-là où elle passait pour sortir et prendre son tricycle pour aller chez ses grands-parents avec son lapin. Tous ses souvenirs remontent à la surface. Et le boucher qui habitait juste à côté, et Mr et Mme Machin et ci et mi... Elle se rappelle de tout comme-ci c'était hier.

Moi, je n'ai pas connu cela. Mes parents étant toujours en "biz-biz", j'ai été trimballé deci de là, de nourrice en nourrice, quelquefois aussi chez mes grands-parents qui habitaient à Chatillon sous Bois. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de l'époque, j'ai dû les occulter. Mais ces lieux, je les parcours avec joie, ils font partie de mes racines, c'est la terre de ma petite enfance, elle a une odeur que je reconnais. Je me sens bien.


Un joli jasmin très odorant... Quoi de mieux pour faire un joli portrait de Trinity, hein ?

Et puis nous avons traîné dans d'autres ruelles, le lieu est tellement beau


Un chèvre-feuille rouge et très odorant.

Dans ce coin, il y a des maisons très bien entretenues et d'autres laissées à l'abandon... Problème d'héritage sans doute.

Bon, c'est pas le tout. Il y a mon fils qui m'attend, alors nous devons reprendre la route.


Un truc absolument invraisemblable en plastique et qui me rappelle ma région. Juste au coin de sa rue.


Ce pauvre flamand rose va avoir du mal a bouffer des crevettes !

Zou, on rentre dans la voiture, on regarde l'heure et Trinity se connecte avec "Germaine" pour qu'elle nous guide d''Issy vers Montreuil.

Si vous ne savez pas encore, "Germaine", c'est le GPS "Germaine Petit Secours". C'est le non que Trinity lui a donné.

Allez Germaine, guide-nous !

Tout se passe très bien jusqu'à....


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Publié dans : ETOILE
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